Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, est l'invité de Léa Salamé à 7h50. Il revient sur les mesures sanitaires prises par le gouvernement pour lutter contre l'épidémie de coronavirus, et leur impact économique et social.

Laurent Berger
Laurent Berger © AFP / Eric Feferberg

Sur les mesures prises pour le gouvernement auprès des entreprises avec la crise sanitaire, que Laurent Berger approuve : "Il y a une prise en compte de la situation économique et sociale, viendra le temps que l'on s'interroge sur ce que cela dit de notre modèle économique."

"Il y a plus de difficultés dans les PME. C'est le moment plus que jamais de se parler, il faut du dialogue social. Certaines le font d'autres pas."

Pour lui, "le maître-mot de la période, c'est la responsabilité. Bien sûr qu'il fallait reporter la réformer des retraites, et même plus."

Des pressions dans certaines entreprises

"Nous sommes égaux face à certains phénomènes, nous ne pourrons nous en sortir qu'avec la solidarité. Comptez sur la CFDT pour que ce ne soit pas comme avant", prévient le leader syndical, qui affirme aussi : "Des entreprises font pression sur les salariés pour être à leur poste, certains magasins Leclerc par exemple qui ne jouent pas le jeu. Le gouvernement a été extrêmement clair : les enfants doivent être confinés chez leurs parents, qui doivent être présents, dans ces cas-là on doit pouvoir se mettre en indemnité journalière pour les garder. L'entreprise n'a pas le droit de refuser."

Protéger les salariés des secteurs prioritaires

"Les inquiétudes des salariés portent principalement sur les moyens de protection", assure Laurent Berger. "Notamment en termes de gants, de gels, de masques, dans la distribution alimentaire, les services à domicile, pour les chauffeurs, les douaniers, les agents de la pénitentiaire..." Il s'inquiète que la santé de certains salariés soit menacée.

Il explique toutefois voir "beaucoup de professionnalisme chez les salariés qui sont à leurs postes. Il faut équilibrer les besoins sanitaires de protection collective, et le besoin de ne pas stopper net l'économie. Dans un certain nombre de secteurs prioritaires, on a besoin que les gens soient en activité. Dans ces cas, il faut qu'ils soient protégés !"

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