Frédéric Duval, directeur général d'Amazon France, est l'invité de 7h50.

Il considère que le nom d'Amazon est utilisé "avec beaucoup d’imprécision et d’inexactitude", ces dernières semaines. Selon son directeur général en France, Frédéric Duval, l'entreprise américaine représente "environ 1% du commerce de détail" dans l'hexagone. "C’est encore petit en France. Mais notre entreprise donne la possibilité à des dizaines de milliers d'entreprises de vendre et six unités sur dix sont vendues par des entreprises tierces. On n’est pas le grand méchant qu’on décrit aujourd’hui." 

"Nous sommes et nous voulons être une aide au petit commerce pour se digilaliser"

"Cédric O dit que 72 % des commerces allemands le sont contre 30 % en France", indique Frédéric Duval. "Nous avons mis en place un accélérateur numérique", précise-t-il, à destination des commerces français. "On leur donne des inscriptions gratuites pendant trois mois, des crédits publicitaires pour faire remonter des articles et un accompagnement personnalisé. Le 8 décembre, on va lancer un module de formation générale et qui va parler de réseaux sociaux, de e-commerce, de e-boutique."

70% des entreprises françaises qui vendent sur Amazon exportent, rappelle Frédéric Duval. La plateforme regroupe 11.000 PME françaises.  

Black Friday et hausse de la vente à distance

"L’activité a augmenté à l'aune de ce confinement", confirme Frédéric Duval. "La Fédération de la vente à distance parle de 40 à 50 % d’augmentation, c’est ce que nous constatons aussi. Cette croissance profite aux entreprises tierces qui vendent sur Amazon et pas à Amazon même."  

Très critiqué à propos du maintien de l'opération promotionnelle du "Black Friday", fin novembre, le patron de plateforme se défend. "Les Français vont acheter des produits pour Noël et vont avoir besoin de faire des économies. Cette période est très importante dans leur acte d’achat et c’est très important que nous puissions offrir cette possibilité de le faire."

"Ce que je souhaite c’est que les petits commerces ouvrent le plus vite possible et qu’ils puissent le faire aussi."

Frédéric Duval refuse toutefois de donner une réponse ferme et définitive et préfère "réserver" sa réponse, en fonction des éventuels changements de situation.

"Nous sommes pas des adversaires des états, nous sommes une entreprise américaine implantée en France, nous investissons des milliards en France, on crée de l’emploi, on estime que 130.000 personnes vivent de l’activité d’Amazon", assure-t-il. "L’Insee dit que depuis les années 2000, le commerce de détail a créé 271.000 emplois et nous avons participé modestement à cette création."

  • Légende du visuel principal: Frédéric Duval © AFP / Yoan VALAT / POOL / AFP
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