Annette Wieviorka, historienne et directrice émérite de recherche au CNRS, est l'invitée de Léa Salamé à 7h50.

Après l'agression antisémite d'Alain Finkielkraut ce samedi, des députés ont lancé une proposition de loi qui ferait de l'antisionisme un délit : 

"Il y a une cristallisation de choses que l'on sent dans l'espace public, une convergence de plusieurs types d'antisémitismes" explique l'historienne : 

"Les insultes proférées sont très contradictoires", rajoute-t-elle, "c'est quelque chose de nouveau (...) le complot juif, la finance juive, c'est de la thématique constante mais le fait de considérer que quelqu'un, parce qu'il est juif, n'est pas vraiment de chez nous, ça ressurgit".

On est dans une auberge espagnole, chacun va choisir la forme d'antisémitisme qui lui correspond  

"Il n'y a pas une nouvelle judéophobie", explique Annette Wieviorka qui rappelle que le rapprochement "sioniste = juif , est une invention 'sémantique' de l'union soviétique, de Staline."  

Une loi qui criminalise l'antisionisme, comme le veulent les députés ? "C'est une idée bizarre  il faudrait penser à autre chose qu'à la loi". C'est à l'intérieur des 'gilets jaunes' de faire un peu de ménage. En dehors de ça, c'est évident qu'il y a instrumentalisation (...) Les partis politiques instrumentalisent tout, faut pas être naïf". 

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Annette Wieviorka © Hermance Triay / Seuil
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