Jean-Pierre Farandou, président-directeur général de la SNCF, est l'invité de Léa Salamé. Il évoque la situation complexe du géant ferroviaire français, entre la crise du Covid et le Brexit.

La SNCF prévoit d'être à nouveau rentable dans 10 ans : "Les chiffres à court terme sont mauvais, on le sait bien", reconnaît le patron du groupe. "On a perdu plusieurs milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2020, mais il y aura bien un après-crise. Moi j’ai confiance dans le ferroviaire ! Le ferroviaire en France ce n’est que 10 % de part de marché, c’est la route qui est le dominant. On a une marge de progression énorme, et je suis convaincu notamment des avantages écologiques du train, qui pollue 30 fois moins que les autres modes de transport. Un voyage TGV c’est 50 fois moins d’émission de CO2 qu’un voyage seul en voiture ! Ces avantages vont prendre le dessus à un moment donné, c’est sûr. On consomme moins, on est un mode de transport plus sûr."

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Des billets de train bon marché jusqu'au dernier moment

Les billets de train sont-ils trop chers, comme le pensent beaucoup de Français ? "Je comprends cette question parce qu’on a un système qui date d’une trentaine d’années, qu’il est peut-être temps de revoir, qui fait que les petits prix, les plus bas, disparaissent dans les derniers jours avant le départ du train. Or de plus en plus de Français sont obligés de réserver très tard. J’ai demandé aux équipes voyageurs de revoir le système tarifaire.

"J’espère que pour cet été, nous aurons la possibilité d’avoir ces petits prix jusqu’au dernier moment, pour que le train devienne accessible à tous."

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Quid des trains qui ne seraient jamais à l’heure ? "Ça, ce n’est pas vrai. Nos moyennes sont bonnes : 92 % des trains roulent à l’heure dans ce pays. Notre objectif c’est de faire encore mieux : l’objectif c’est que 95 % des trains soient à l’heure. Ça nous placerait au même niveau que les Suisses ou les Japonais."

L'adaptation difficile à la crise sanitaire

La crise sanitaire a bousculé le fonctionnement de l'économie et la SNCF n'y échappe pas. "Pendant le deuxième confinement, 30 à 40 % des TGV roulaient. On observe ce qui se passe et on s’adapte."

[Note : la SNCF a contacté France Inter pour corriger les propos de Jean-Pierre Farandou, qui évoquait à tort 30 à 40 % de trains en circulation aujourd'hui, tous types de trains confondus. Actuellement, le groupe précise que "90 % des trains habituels circulent".]

S'il y a un nouveau reconfinement, y aura-t-il un remboursement des billets des vacances de février ? "On a fait ça toute l’année 2020", rappelle Jean-Pierre Faranjou. "Dès que les problèmes sont arrivés, les billets sont devenus remboursables et échangeables sans frais. La seule condition, c’est de le dire trois jours avant. Les clients peuvent réserver et changer d’avis si la situation sanitaire devait se dégrader dans le pays."

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"Il est encore un peu tôt pour savoir comment se terminera l’année 2020 de manière comptable", estime-t-il. "Ça ne va pas être une bonne année, on va perdre des milliards, mais il faut voir que le deuxième confinement de novembre a été difficile, mais la fin de l’année n’a pas été mauvaise : on a transporté 70 % du trafic habituel. On a aussi des filiales qui fonctionnent bien. Au total, on aura peut-être la capacité de réduire l’impact de la crise au maximum."

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De son côté, Eurostar peut-il faire faillite ? "La situation est critique, avec les conditions sanitaires de plusieurs pays, qui se sont ajoutées au Brexit. Aujourd’hui, on n’a qu’un aller-retour par jour entre Londres et Paris, rempli à 10 %. On a déjà remis de l’argent dans le capital d’Eurostar, on discute actuellement avec les gouvernements français et anglais. On espère arriver à un système pour aider cette société."

"Entre 1 et 2 %" de postes en moins en 2021

"Les 4,7 milliards d’euros donnés par l’État nous ont fait du bien", estime le patron de la SNCF. "On peut continuer les travaux sur le réseau ferroviaire, ce qui est très important pour la qualité du service. C’est déjà très bien. Il faut prendre conscience que cette aide est importante : sur les 100 milliards, presque 5 % vont au ferroviaire, c’est déjà énorme !"

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Quant aux éventuelles suppressions de postes que redoutent les syndicats dans les mois qui viennent : "Il n’est pas anormal qu’on adapte le niveau d’emploi à l’activité. Deuxièmement, il y a la concurrence qui arrive, donc la compétitivité : si nos coûts sont trop élevés, on n’y arrivera pas. En 2020, alors qu’on était en pleine crise, c’est 1 % d’emplois en moins, un gros millier. Cette année, on sera entre 1 et 2 %. Dans le même temps, on continue à embaucher : 3.800 personnes en 2020, 2.700 en 2021."

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  • Légende du visuel principal: Jean-Pierre Farandou © AFP / ERIC PIERMONT
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