Ghada Hatem, gynécologue en Seine-Saint-Denis, est l'invitée de Léa Salamé à 7h50.

Alors que des études récentes démontrent une addiction de plus en plus forte des jeunes au porno, le docteur Ghada Hatem, auteur d'une tribune sur le sujet dans le journal Le Monde, explique : "Les parents sous-estiment tout ça, personne n'imagine que des enfants de 9 ans, dans la cour de récré [peuvent y avoir accès]."

Quand les copains vous sollicitent, il faut avoir l'air d'un petit dur, il faut accepter, même quand on en a aucune envie. Et on se retrouve confronté malgré soi à des images très violentes.

"C'est très addictogène, poursuit-elle. On est à la fois gêné mais on ne peut s'empêcher d'y revenir."

Sur l'interdiction du portable, est-ce une mesure qui peut changer les choses ? "Sorti de l'école, le soir a la maison, ça ne changera rien, c'est pour ça qu'on a besoin de l'État."

"L'accès sans retenue au porno montre une sexualité qui n'a rien à voir avec la réalité." 

Notre devoir est d'aller vers les enfants.

Le seul recours, pour le docteur Ghada Hatem, est alors d'essayer d'en parler à son enfant. La spécialiste explique qu'elle a très peu de retour sur des enfants qui seraient allés trouver leurs parents après avoir vu du porno en leur disant, "J'ai vu quelque chose, je me sens mal, est-ce qu'on peut en parler?"

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jeunes © AFP / Jaap Arriens
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