Sébastien Lecornu, ministre chargé des Collectivités territoriales, est l'invité de Léa Salamé à 7H50, à l'occasion du Congrès des maires de France qui se déroule cette semaine.

Après avoir "séché" le Congrès annuel des maires de France l'an dernier, Emmanuel Macron fait son retour avec une intervention prévue ce mardi. Les relations entre le chef de l'Etat et les élus locaux se sont-elles détendues, ou est-ce que "c'est compliqué" entre eux ? Pour le ministre chargé des Collectivités territoriales Sébastien Lecornu, "la relation entre le maire et l'Etat est complexe, avec des hauts et des bas sous chaque quinquennat ou septennat"

"Pour des raisons liées aux circonstances, à la crise des "gilets jaunes", au grand débat national (...) on a vraiment l'impression que le président de la République et les maires sont dans le même bateau, le bateau France", dit-il, ajoutant que "la puissance publique, qu'elle soit nationale ou locale, sur des questions aussi importantes que la transition écologique, la défense des valeurs de la république (...), a une communauté de destins, d'avenirs et de projets, entre les maires et le chef de l'Etat"

Le ministre impute notamment ce rapprochement au grand débat national qui s'est déroulé en début d'année : "Pour avoir organisé le grand débat, je crois qu'il a beaucoup appris des maires. Ces échanges ont été riches, et inédits pour un chef d'Etat. Il y a eu une compréhension plus forte de la part de tout l'exécutif, et même de la presse, qui s'est réintéressé au quotidien des maires". 

On voit bien qu'on a tordu le bras de quelques idées reçues : pendant 96 heures on a vu que le président était capable de répondre aux questions les plus techniques des élus locaux.

Interrogé sur la réforme de la taxe d'habitation, il rappelle que c'était une promesse de campagne d'Emmanuel Macron. "Il y a deux ans, Philippe Laurent disait que les communes ne seraient pas dégrevées : deux ans plus tard il n'y a pas une commune de France à laquelle il manque un euro".

Il n'y a pas de brutalité à appliquer un programme sur lequel vous avez été élu.

"On a bâti une réforme qui soit la plus souple possible", assure-t-il, ajoutant : "Je préfère faire partie d'un gouvernement qui supprime un impôt que d'un gouvernement qui en crée ou qui les augmente (...) Je réponds aux élus locaux qu'ils seront compensés à l'euro près."

Reconnaissant que la question des violences faites aux maires est "plus aiguë que dans le passé", il appelle à "l'impunité zéro" pour les auteurs et autrices de violences envers des élus. "C'est la première des choses que nous devons aux maires", assure-t-il. "Pendant des années, on n'a pas regardé les maires comme étant potentiellement des victimes : on n'avait aucun mécanisme d'accompagnement pour eux", explique le ministre, détaillant son projet de loi qui permettra aux élus locaux de bénéficier d'un accompagnement juridique et psychologique. 

  • Légende du visuel principal: Sébastien Lecornu © AFP / LUDOVIC MARIN / AFP
Les invités
  • Sébastien Lecornusecrétaire d'Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire
L'équipe
Contact
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.