Le maire LR de Reims, Arnaud Robinet, est l'invité de Pierre Weill à 7h50.

Arnaud Robinet, maire de Reims
Arnaud Robinet, maire de Reims © Maxppp / L'Est Républicain

"Je ne suis pas sûr que ça passionne les Français", déplore Arnaud Robinet, le maire de Reims, à propos de l'élection du nouveau président des Républicains les 12 et 13 octobre prochains. Invité du 7/9 de France Inter, il regrette également "le timing de cette élection, imposée par les statuts" : "Cela empêche les élus locaux et notamment les maires de pouvoir y participer activement, eux qui sont quotidiennement au contact des Françaises et des Français."

Les partis politiques fonctionnent encore trop autour des élites parisiennes.

Le maire de Reims, qui soutient la candidature de Christian Jacob car "il rassemble", estime en outre que "_les partis politiques en général n’ont pas encore incorporé le non-cumul des mandats_, et fonctionnent encore trop autour des parlementaires uniquement et des élites parisiennes."

"Quelle ligne politique auront les Républicains dans les années à venir, dans les mois à venir, après les municipales ?", s'interroge Arnaud Robinet. "Il faut que la droite se retrouve. Je crois véritablement qu’il y a une place entre LREM et le Rassemblement National : _il faut que la droite retrouve ses vraies valeurs humanistes et libérales._"

J'ai toujours dit que je soutenais une politique du gouvernement lorsque celle-ci va dans le bon sens.

L'élu a aussi réagi à ce sondage Ifop publié en juillet, selon lequel 41% des sympathisants LR approuvent l’action d’Emmanuel Macron, 51% celle d’Édouard Philippe : "C’est ce que j’entends sur le terrain, c’est pour ça que je dis à nos élites parisiennes des Républicains de prendre conscience : _un parti politique ne se dirige pas uniquement avec des adhérents_", tient à souligner Arnaud Robinet, qui dit aussi "comprendre" ce soutien : "Moi le premier j’ai toujours dit que je soutenais une politique du gouvernement lorsque celle-ci va dans le bon sens, et prend des mesures que même la droite a voulu défendre à un certain moment."

"Nos concitoyens n’attendent plus cette opposition systématique", juge celui qui revendique sa liberté de choix : "J’ai toujours dit que j’avais une liberté. Quand les choses vont dans le bon sens, je le dis. Quand je considère que les choses ne vont pas dans le bon sens, je le dis aussi."

Quant à la complicité affichée entre Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy lors des cérémonies du 15 août, Arnaud Robinet y voit aussi une stratégie politique : "Je crois qu’Emmanuel Macron est quelqu’un d’extrêmement intelligent. Au-delà d’inviter Nicolas Sarkozy en tant qu’ex président de la République, _c’est aussi pour montrer un signe à l’électorat de droite et du centre de cette possible proximité_, et continuer à siphonner l’électorat de la droite et du centre."

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