Jean-Jacques Bridey, président (LREM) de la Commission de la Défense à l’Assemblée Nationale, est l'invité de Pierre Weill, suite à la démission du chef d'état major des armées.

Pour le député, qui était présent quand le général de Villiers a dit son opposition aux réductions de budget en commission, "au-delà de l'annonce d'une coupe budgétaire de 850 millions, il y avait la méthode" : le chef d'état-major aurait appris l'information dans la presse. "Mais en aucun cas ce n'était une remise en cause ni de l'autorité ni des choix du président de la République". Il estime d'ailleurs qu'au-delà de ces coupes (prévues pour 2017), il y a à l'inverse une volonté forte de faire remonter ce budget dans les prochaines années.

"Le chef de l'État a rappelé publiquement ses engagements, et ils ne sont pas remis en cause", explique Jean-Jacques Bridey. "Il y a des restrictions budgétaires à faire en 2017. Mais à partir de 2018, il y aura 1,5 milliards supplémentaires." Pour lui, c'est même une situation assez inédite, puisque jusqu'aux attentats il y a deux ans, "le budget de l'Armée a toujours été une variable d'ajustement". Le député attend maintenant la loi de programmation militaire, qu'il souhaite voir voter rapidement l'année prochaine, et qui "donnera la trajectoire des dépenses militaires de 2019 à 2025".

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