Le directeur du Festival d'Avignon était ce vendredi l'invité de France Inter. A une semaine de la fin du Festival, il tire les premiers enseignements de cette édition 2018.

Olivier Py devant l'affiche du 72e Festival d'Avignon
Olivier Py devant l'affiche du 72e Festival d'Avignon © AFP / Boris Horvat

Les questions du genre sont au cœur de l'édition 2018 du festival d'Avignon. Une douzaine d’œuvres abordent la question du travestissement, de la transition sexuelle ou encore la question du mâle. 

Pour Olivier Py, personne n'échappe à ces questions. 

Nous sommes tous prisonniers de ces stéréotypes et il appartient au théâtre de les changer pour pacifier les rapports entre les hommes et les femmes. 

Encore une fois, le directeur du festival confirme que le théâtre peut changer la société. Parce qu'il est une représentation de l'humain qui est souvent libre, et pas stéréotypée. 

Catholique, Olivier Py a déclenché la colère de l'Archevêque d'Avignon. Invité à réagir à cette colère, le metteur en scène rappelle que dans l'Eglise il y a des hommes et des femmes très ouverts, et qui sont assoiffés de dialogue avec la différence. Pour lui, Jean-Pierre Cattenoz avec cette réaction cherche juste à attirer l'attention des voix de l'extrême droite. 

Interrogé sur l'action de Françoise Nyssen et plus précisément le pass culture, Olivier Py la considère comme intéressante. Mais tout en rappelant que c'est surtout de moyens dont la Culture a besoin. 

Un bilan du festival d'Avignon ? 

A une semaine de la fin du festival, le dramaturge ne souhaite pas s'engager. Pour autant, il rappelle que sur les dernières années, plus de 25% des moins de 30 ans ont constitué le public. Preuve s'il en est que ce dernier rajeunit, même s'il estime que sur les 35-50 ans, la manifestation n'attire pas encore assez. 

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