La députée des Deux-Sèvres est l'invitée de Léa Salamé.

Delphine Batho, session des questions au gouvernement à l'Assemblée Nationale - 13 juillet 2016
Delphine Batho, session des questions au gouvernement à l'Assemblée Nationale - 13 juillet 2016 © AFP / Jacques Demarthon

La socialiste Delphine Batho, réélue dans les Deux-Sèvres, a précisé ce mardi matin sa ligne de conduite dans la nouvelle Assemblée nationale.

Delphine Batho, qui était en ballottage défavorable à l'issue du premier tour des élections législatives et a su remonter pour finalement l'emporter contre une candidate de la République en marche, a tempéré ses intentions quand à des responsabilités au sein du groupe socialiste. "On va voir" répond-elle, alors qu'une réunion est prévue pour jauger les forces en présence dans l'hémicycle. Mais "si votre question est de savoir si je suis prête à prendre des responsabilités, la réponse est mille fois oui" continue la députée, prudente.

Sévère vis à vis de sa famille politique, Delphine Batho souhaite que la reconstruction du Parti socialiste passe par les militants.

Quand à la politique gouvernementale, l'ancienne ministre de l'Écologie s'est dite prudente. Elle décidera de son vote concernant la confiance - entre abstention et contre - mais affirme ne pas être "dans une défiance systématique". Au contraire, la socialiste se positionnera au cas par cas, "dans l'intérêt de la France".

"Pas de morale à géométrie variable"

Revenant sur l'exfiltration lundi du ministre Richard Ferrand, alors qu'Emmanuel Macron souhaite le voir prendre la tête du groupe de la REM à l'Assemblée nationale, Delphine Batho a dénoncé la présence trop visible de l'Élysée dans l'hémicycle.

En réponse à ceux qui pensent que l'arrivée de Richard Ferrand à l'Assemblée pourrait lui permettre de bénéficier de l'immunité parlementaire alors qu'il est visé par une enquête préliminaire, Delphine Batho rappelle qu'il ne peut pas y avoir "de morale publique à géométrie variable".

Richard Ferrand a d'ailleurs depuis précisé qu'il n'est "pas question d'immunité" au parlement si la justice souhaite l'entendre.

► REVOIR | Delphine Batho au micro de Léa Salamé

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