Après les agressions de gardien de prison, le ministre de la Justice a annoncé des conditions plus strictes pour certains détenus radicalisés. Il est l'invité de Léa Salamé

Jean-Jacques Urvoas avant de rentrer au Conseil des ministres en août 2016
Jean-Jacques Urvoas avant de rentrer au Conseil des ministres en août 2016 © Maxppp / Rocky Mattiano/Wostok Press

Après les agressions de gardien de prison, le ministre de la Justice annonce des conditions plus strictes pour certains détenus radicalisés. Il est l'invité de Léa Salamé

Jean-Jacques Urvoas présente son rapport sur l'encellulement individuel à la maison d'arrêt de Fresnes. La surpopulation carcérale a atteint un nouveau record cet été, et l'objectif d'un prisonnier par cellule, inscrit dans la loi depuis 140 ans, n'a jamais pu être atteint.

Le Garde des Sceaux a été accueilli par un comité lors de son arrivée à Fresnes, expliquant que les surveillants viennent travailler la peur au ventre. "Ce n'est pas normal, concède J.J.Urvoas, il est temps que la société se rende compte du rôle que jouent les prisons dans le pacte social, la paix sociale".

Le Garde des Sceaux annonce avoir recruté trois promotions de surveillants l'année dernière à l'école d'Agen :

Le problème des unités dédiées, pour les détenus les plus radicalisés, est soulevé : testées dans cinq prisons en France, les surveillants réclament leurs fermetures, car ils sont formels : ça ne marche pas. Réponse de Jean-Jacques Urvoas : "Je ne les fermerai pas. Par principe, car ce sont des expérimentations et que nous avons besoin d'avoir de nouvelles pistes d'action pour régler ce problème de la radicalisation en prison. Les agressions sont intolérables, mais il y en a dans tous les établissements. Paradoxalement, il y en a moins dans ces unités dédiées".

Il y a une urgence, mais je ne veux pas agir avec précipitation

"Aucune des cinq unités dédiées aux détenus radicalisés ne se ressemblent [... ]Je vais créer des programmes de prévention de la radicalisation dans 27 établissements"

"Au Liban, l'année dernière, le régime a mis tous les détenus dans une même prison. Quelques semaines plus tard, l'armée a été appelée pour reprendre le contrôle de l'établissement, car ces détenus avaient proclamé le califat. Je ne veux pas qu'il y ait ce regroupement en France"

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