Nicolas Demorand reçoit Gilles de Kerchove, coordinateur de l’UE pour la lutte contre le terrorisme, afin d'évoquer les récents attentats en Europe.

 Gilles de Kerchove, Coordinateur de l’UE pour la lutte contre le terrorisme
Gilles de Kerchove, Coordinateur de l’UE pour la lutte contre le terrorisme © AFP / BENOIT DOPPAGNE / BELGA MAG / BELGA

Le coordinateur de l'Union européenne pour la lutte contre le terrorisme dresse ce lundi un bilan du fonctionnement entre Europol et les services des États membres de l'Union européenne. Quatre jours après le double attentat en Espagne, à Barcelone et Cambrils, dans lequel 14 personnes ont été tuées et 120 autres blessées, Gilles de Kerchove a estimé que les moyens mis en œuvre portaient leurs fruits.

Cette cellule catalane, qui s'apprêtait à commettre des actes de plus grand ampleur, était finalement "assez peu formée" juge le coordinateur européen. Pour lui, le fait qu'ils échouent à confectionner des explosifs, qu'ils disposent de ceintures factices et passent à l'attaque avec une voiture-bélier, faute de disposer d'armes, est le signe que la stratégie européenne fonctionne.

Mais ce manque de moyens pose aussi un problème pour Europol et les services de renseignement intérieurs : sans moyens spécifiques, il est plus difficile d'agir avant qu'un terroriste ne passe à l'acte.

Gilles de Kerchove a également fait remarquer que les consignes du groupe État islamique ont changé, preuve peut-être de son recul. Désormais, la propagande de l'organisation terroriste vise à appeler ses djihadistes à intervenir "où ils peuvent, comme ils peuvent".

Europol, déjà un FBI européen ?

Interrogé par Nicolas Demorand sur le retour de la question d'un "FBI européen", un sujet remis sur la table vendredi par le maire de Nice Christian Estrosi, Gilles de Kerchove affirme qu'il ne manque aujourd'hui pas grand chose pour disposer du même dispositif.

Depuis dix ans, explique-t-il, la coopération européenne a été hautement renforcée. Aujourd'hui donc, ce qui empêche la mise en place d'une agence européenne de renseignement, ce sont les traités.

Se pose alors le débat de l'arbitrage entre sécurité et liberté, notamment sur la question de la collecte des données.

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