Clément Beaune, secrétaire d'État aux Affaires européennes, est l'invité de Carine Bécard. Il évoque la fermeture des frontières avec le Royaume-Uni face à ce que les Britanniques présentent comme une nouvelle souche de Covid.

"C’est un délai d’urgence et de précaution", explique le secrétaire d'État. "Nous avons reçu ce week-end, de la part des autorités britanniques elles-mêmes, via le Premier ministre Johnson, des informations qui ont justifié chez eux des mesures de restriction supplémentaires à Londres et dans le sud-est du pays. Il parlait de nouvelles variations et d’une nouvelle souche du virus, que les Britanniques ont aussi signalé aux autorités internationales. Nous avons discuté avec nos partenaires européennes dès samedi soir, le président de la République s’est entretenu notamment avec la chancelière Angela Merkel. Et nous avons décidé que, pour réunir le plus d’informations possibles en 48 heures, nous devions prendre une mesure d’urgence dure, parce qu’il en va de la protection de la santé. Nous avons suspendu, comme d’autres pays européens, la Belgique par exemple, toutes les liaisons."

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"C’est 48 heures pour clarifier les informations scientifiques, faire la transparence, pour coordonner encore mieux au niveau européen, avec une réunion ce matin à Bruxelles. Et c’est 48 heures en pensant à nos compatriotes et ressortissants qui voudraient rentrer pour les fêtes."

À ces ressortissants, il adresse un message très simple : "Faites des tests PCR, c’est ce qui sera certainement demandé si, au-delà du délai de 48 heures, nous pouvons organiser des trajets de retour. Ce sera une des exigences pour les faire."

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"La coordination existe et on va la renforcer"

Pour lui, cette réaction a été rapide et unanime. "Il y a un peu d’Europe bashing : on ne serait pas coordonnés, on n’irait pas assez vite… Mais regardez ce qui vient de se passer : ça ne serait pas passé ainsi il y a deux mois ! On a eu une information sanitaire grave, on s’est concertés avec l’essentiel de nos voisins et les autorités européennes, et on a pris une mesure d’urgence qui est globalement la même d’un pays à l’autre. La coordination existe et on va la renforcer."

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"Soyons pragmatiques : l’essentiel du trafic vers le Royaume-Uni passe par la France, un peu par la Belgique ou l’Allemagne. Les pays concernés se sont concertés et agiront ensemble."

Quid d'un éventuel troisième confinement en France, alors que de nombreux pays européens reviennent à des mesures plus sévères. "Je ne veux pas qu’on agite des solutions qui ne sont pas actuellement sur la table", assure Clément Beaune. "Beaucoup nous disent : c’est bizarre, beaucoup de pays prennent des mesures très restrictives pour Noël, que fait la France ? Déjà, nous avons pris très tôt des mesures très strictes : les mêmes nous disaient qu’on était allé trop vite, qu’on avait pris des mesures plus restrictives que les autres pays européens, ce qui était vrai. Début novembre, quand on a annoncé des mesures de confinement, nous étions les premiers à le faire. Grâce à ces efforts-là, aujourd’hui la situation est relativement mieux maîtrisée en France que chez nos voisins. C’est une situation qui nous permet un peu plus de flexibilité pour les fêtes."

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"Le fait que la situation reste préoccupante, c’est la raison pour laquelle nous avons reporté un certain nombre de mesures, comme l’ouverture des lieux culturels", rappelle le secrétaire d'État. "C’est aussi pour ça qu’on fait appel à l’esprit civique et à la responsabilité de chacun. C’est entre nos mains, à chacun de faire un effort. Si l’on fait ça bien, on pourra ne pas envisager de mesures plus dures. On regardera après les fêtes où on en est."

Vers "une évaluation indépendante" du prix des vaccins

Sur le prix des vaccins, qui a fuité récemment, "il y a beaucoup de fantasmes, c’est pour ça que la France a demandé la transparence". "À notre demande, la Commission européenne a autorisé les parlementaires à regarder les contrats, avec des clauses de confidentialité. Ces prix ont circulé, on a demandé aussi à ce que de toute façon ils soient donnés dans les prochains jours et qu’il y ait une évaluation indépendante, extérieure, qui puisse nous dire si c’est un prix juste et raisonnable. Ne fantasmons pas, ne cassons pas des contrats."

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En revanche, il l'assure : "Jamais la France ni l’Allemagne, ni aucun autre pays, n’ont demandé à baisser le nombre de doses achetées à tel ou tel laboratoire."

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Quant au président de la République, toujours à l'isolement, "il travaille et se porte bien à ma connaissance. Pour avoir participé hier au Conseil de défense, je peux vous dire qu’il travaille beaucoup."

  • Légende du visuel principal: Clément Beaune © AFP / John MACDOUGALL
Les invités
  • Clément BeauneSecrétaire d'État auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, chargé des Affaires européennes
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