Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, est l'invité de Léa Salamé à 7h50.

Pour Laurent Berger, il y a eu échec de la négociation sur l’assurance chômage. "Nous demandons une réunion en urgence". Il faut selon lui une indemnisation de bonne qualité et pas uniquement une gestion.

Pour lui ce n'est pas la guerre mais un affrontement de point de vue. Le Medef veut un fond de complémentaire santé, une prime de précarité qu’il n’a pas chiffrée. Laurent Berger rappelle que les précaires sont plus nombreux avec 34 millions de contrats courts. Pour lui cette hyper-flexibilité est liée à la multiplication des contrats courts. Pour le chef de la CFDT, il faut mettre fin à cela, "il faut traiter les causes." 

Pour tous les secteurs qui sur-utilisent les contrats courts il n’y a pas selon lui de risque de délocalisation. Il estime que les branches ont eu deux ans pour négocier et qu'elles n’ont rien fait donc le gouvernement doit taxer les contrats-courts avec le bonus-malus.

Il estime aussi qu'une petite musique s'installe "c’est si on est au chômage c’est qu’on l’a cherché un peu". Pour mémoire dit-il, l’indemnisation moyenne des chômeurs, c’est 1020 euros. 

Pour le syndicaliste, on doit accompagner pas culpabiliser les personnes précaires surtout au moment où on a supprimé les contrats aider "J’en ai assez de cette stigmatisation de ceux qui « bénéficierait de aides sociales.  Ce que l’on demande au gouvernement c’est de ne pas toucher aux règles d’indemnisations qui structurent une indemnisation qui n’est pas outrancière."

Selon lui, quand on regarde dans les PME et les petites entreprises, la prime n’a pas été versée partout. "Arrêtons de dire que 74% des salariés l’ont perçu, c’est faux." 

Pour Laurent Berger, la question de base, c’est la question sociale. 

  • Légende du visuel principal: Laurent Berger © AFP / Bertrand Guay
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