Aldo Naouri est l'invité de Léa Salamé à 7h50 pour la sortie de son livre "Des bouts d'existence"

Aldo Naouri explique que son livre Des bouts d'existence a été "une commande de mes enfants, il fallait impérativement que je le fasse. On me demande des comptes sur des relations intra-familiales et j’ai joué le jeu. "

Le fait d’avoir été fils posthume pourrait faire penser qu'il n’avait pas eu de père "alors que j’avais un père énorme. Ma mère était portée par la présence de cet homme qui était mort."

"La famille, c’est l’école du lien social"

Aldo Naouri évoque une mère très présente et autoritaire. "Elle était aimante mais jamais tyrannique."

Il était le dernier de la fratrie, "moi j’étais le dernier et je n’avais le pouvoir sur personne". Selon lui, l'éducation se fait aussi par les frères et sœurs aînés. "La famille, c’est l’école du lien social."  

Il raconte ce souvenir marquant : "quand nous étions malades, ma mère venait nous lécher le front et cracher à gauche puis à droite. Adulte quand nous étions déprimés, nous allions la voir et nous lui demandions "maman lèche-moi"."

Le pédopsychiatre évoque la parole de l'enfant et la question du refoulement. Pour lui, dans la mesure où il refoule, l’enfant fait autre chose de ses émotions ou de sa colère. "A partir du moment où on fait comprendre l’importance du refoulement, le comportement de l’enfant s’améliore. Cela pose les limites" explique Aldo Naouri.

Pour lui, ce que dit l’enfant a de l’importance mais encore faut-il pouvoir le comprendre.

Dans son ouvrage, il raconte son parcours, son exil de la Libye à la France. Pour lui, un exilé n’a que deux choix, la vengeance ou la revanche, "j’ai choisi la revanche" dit-il. "Quand on est arrivé de Libye, il fallait impérativement s’intégrer, je suis parfaitement intégré mais pas assimilé."

  • Légende du visuel principal: Aldo Naouri © AFP / DAMIEN MEYER
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