Nicolas Demorand reçoit Bertrand Badie pour évoquer l'allocution de Donald Trump relatif à l'engagement américain en Afghanistan.

Donald Trump à la descente d'Air Force One dans le Maryland, après avoir réuni ses équipes à Camp David pour décider de la suites des opérations en Afghanistan - 18 août 2017
Donald Trump à la descente d'Air Force One dans le Maryland, après avoir réuni ses équipes à Camp David pour décider de la suites des opérations en Afghanistan - 18 août 2017 © AFP / Saul Loeb

Que retenir du revirement de Donald Trump sur l'Afghanistan ? Alors que le président américain a reconnu avoir changé d'avis en renforçant les troupes américaines sur le territoire afghan, le politologue Bertrand Badie revient sur la politique internationale menée par la présidence Trump.

Mettant cette politique en regard de la stratégie menée par ses deux prédécesseurs, les présidents Obama et W. Bush, Bertrand Badie a estimé que Donald Trump n'avait pas de réelle politique étrangère. Pour lui, le président américain adapte sa stratégie extérieure à des problématiques intérieures. Une position problématique qui génère revirements et incertitude.

Preuve de ces revirements, le politologue nous invite à observer les relations entre la Russie et les États-Unis, ou encore entre Washington et Pékin. Et regrette que Donald Trump soit dans une stratégie de "marketing" électoral et d'opinion publique qui pourrait devenir regrettable à l'avenir.

Et regrette que Donald Trump soit dans une stratégie de "marketing" électoral et d'opinion publique qui pourrait devenir regrettable à l'avenir.

En Afghanistan, "de plus en plus de moyens et de moins en moins de résultats"

Bertrand Badie s'est également inquiété de la situation à venir en Afghanistan. En renforçant les troupes et en renvoyant la responsabilité de la monté des Talibans sur le Pakistan, Donald Trump risque de s'engager dans un conflit encore long. Le politologue craint notamment que l'on se retrouve dans une situation semblable à ce qui s'était passé après le Viet-Nam : des moyens de plus en plus importants engagés sur place, mais pour des résultats inversement proportionnels.

Bertrand Badie, enfin, s'est penché sur la récente escalade verbale entre les États-Unis et la Corée du Nord. Ces échanges vindicatifs entre les deux chefs d'État sont retombés, mais l'expert en relations étrangères craint le jour où Washington et Pyongyang pourrait être "prisonniers" de leurs discours passés.

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