Alain Finkielkraut, philosophe, est l'invité de Léa Salamé.

Alain Finkielkraut
Alain Finkielkraut © AFP / Eric FEFERBERG

Alors que François Bayrou, après sa démission du gouvernement, dénonce l'esprit de "délation" qui gangrène la société française, Alain Finkielkraut explique : "Autrefois, on était condamné quand on était le jugement était prononcé.

Et puis il y a eu la jurisprudence Balladur : un ministre démissionne quand il est mis en examen, ce qui est une atteinte à la présomption d'innocence. Aujourd'hui, c'est encore pire :

Alain Finkelkraut poursuit :

C'est une prime à la délation. Je n'aime pas l'idée de voir notre destin politique confié aux délateurs, en l'occurrence aux juges, pas toujours fiables, et pour certains d'entre eux ivres de leur pouvoir et très sensibles à l'air du temps. Le nombre des hommes politiques qui ont bénéficié d'un non-lieu après un long calvaire judiciaire devrait nous inciter à la prudence.

Alain Finkelkraut cite ainsi un article récente de Maxime Tandonnet : "La quête de la pureté en politique écrase le débat d'idées. On l'a vu pendant la campagne présidentielle".

La première tâche du gouvernement devrait être de reconquérir les territoires perdus de la République. comment opérer cette reconquête quand on commence par nier ce qui s'y passe ?

Quand au champ lexical des députés LREM nouvellement élus, avec des mots comme "optimisme", ou "bienveillance", le philosophe estime que : "ça a un côté 'tout va très bien madame la marquise'".

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