Fillon et Juppé se retrouvent à la surprise générale au 2nd tour de la primaire de la droite, le président du groupe Les Républicains au Sénat est l'invité de Léa Salamé

Bruno Retailleau, sénateur et président du groupe Les Républicains au Sénat - Paris, 8 novembre 2016
Bruno Retailleau, sénateur et président du groupe Les Républicains au Sénat - Paris, 8 novembre 2016 © AFP / Lionel Bonaventure

Les deux anciens Premiers ministres se retrouvent à la surprise générale au 2nd tour de la primaire de la droite, le président du groupe Les Républicains au Sénat et filloniste de la première heure est l'invité de Léa Salamé.

Invité à réagir sur la une du quotidien Libération qui croise ce mardi les portraits de François Fillon et Margaret Thatcher, Bruno Retailleau dénonce cette "caricature", qui n'est "pas vraiment ce qu'on propose". Selon lui, François Fillon "est la cible du système" médiatique, mais aussi des soutiens d'Alain Juppé :

"Aujourd'hui un certain nombre de juppéistes veulent nous faire peur, avec les mots de la gauche"

Sur le programme économique, l'engagement de supprimer 500.000 postes de fonctionnaires en cinq ans est-il tenable ? Alors qu'Alain Juppé affirme que non, c'est possible selon Bruno Retailleau : "François Fillon propose de revenir à 39 heures, car ce qui a cassé le service public c'est la gauche avec les 35 heures", dit-il.

"Sur cinq ans, plus d'un million de fonctionnaires vont partir à la retraite. Ce qui signifie que 500.000 en moins, c'est un départ sur deux non remplacé", assure-t-il, avançant comme exemple les chiffres de la région Pays de la Loire dont il est président.

"On nous caricature"

Sur le programme sociétal, "François Fillon n'a pas de leçons à recevoir", selon Bruno Retailleau qui raconte que le candidat "a grandi auprès de parents très engagés dans la communauté d'Emmaüs". Interrogé sur la volonté de réécrire la loi Taubira sur la question de l'adoption plénière aux couples de même sexe, il explique :

"Sur la loi Taubira, on ne démariera personne, mais il n'y aura pas le droit à l'enfant, il y aura le droit de l'enfant"

En revanche, pas question selon lui de remettre en cause le droit à l'avortement donné par la loi Veil, "on nous caricature", dénonce-t-il, affirmant toutefois que "vous ne pouvez pas empêcher certains, dont je suis, de considérer qu'un avortement c'est un drame, aussi".

Ancien proche de Philippe de Villiers, il réfute l'idée que François Fillon et lui aient des convictions communes. "Si j'ai quitté Philippe de Villiers, c'est pour sa radicalisation, ce n'est pas pour dire que ce sont les mêmes. François est un homme enraciné, de convictions, si je le soutiens c'est parce qu'il en vaut la peine".

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