Stanislas Guérini est l'invité de Nicolas Demorand pour évoquer l'actualité politique et sociale de la rentrée.

L'ancien entrepreneur Stanislas Guérini, nouveau député de la 3e circonscription de Paris et porte-parole du groupe la République en Marche à l'Assemblée nationale a défendu ce matin l'importance de réformer en profondeur le droit du Travail.

A quelques heures des premières discussions entre les syndicats et le ministère du Travail sur les textes des ordonnances, Stanislas Guérini a mis en avant le climat économique favorable - et dont il a reconnu à mi-mots qu'ils sont des effets de la politique menée par François Hollande durant le précédent quinquennat - pour réformer structurellement la France.

A François Hollande, qui s'est montré sévère hier à Angoulême et a alerté sur les risques d'un droit du travail trop flexible, Stanislas Guérini répond que ce qui a été fait n'est pourtant "pas suffisant".

Pour appuyer ce besoin de réformes, Stanislas Guérini a longuement abordé le cas des Prud'hommes, un système qui, selon lui, n'est pas équilibré. D'un côté, il oppose la situation du patron d'une petite entreprise, qui n'a pas forcément les moyens d'assumer les frais de la procédure, aux grandes entreprises qui, au contraire, font tout ce qui est en leur pouvoir pour ralentir au maximum cette procédure dans le cas où elle serait favorable aux employés.

Comment expliquer alors cette dégringolade de la côte de confiance du Président ? Stanislas Guérini l'estime biaisée, car "amplifiée". C'est selon lui le même phénomène qui a permis l'ascension fulgurante d'Emmanuel Macron, jusqu'à son élection, qui se retourne aujourd'hui contre lui. Pour contrer cela, le député estime qu'il faut que la majorité fasse preuve d'une meilleure pédagogie d'ensemble. Et donne rendez-vous, pour les sondages, dans cinq ans.

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