Le docteur Agnès Ricard-Hibon, chef du SAMU 95, membre de la Société française de Médecine d’urgence, est l'invitée de Carine Bécard.

"La situation dans les services d’urgence reste sous contrôle, avec une réelle inquiétude sur une reprise de l’épidémie", explique le Dr Agnès Ricard-Hibon. "On a besoin de l’aide de la population pour éviter une surcharge des hôpitaux et pouvoir prendre en charge tous les patients qui en ont réellement besoin."

"Il y a des signaux : on voit réaugmenter le nombre de nouveaux patients à l’hôpital, les taux de contamination, le taux de positivité et l’impact sur les hôpitaux que l’on voit 15 jours après. Toute la stratégie, c’est d’anticiper pour éviter cette saturation."

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Elle mise sur "ce qui a bien marché dans la première vague" pour gérer cette crise : "L’amplification de la coopération entre médecine de ville et médecine d’urgence, et surtout la bonne utilisation du système de soin. On n’a pas vu en France ces images terribles, qu’on a pu voir en Italie ou en Espagne, de gens sous oxygène dans leur véhicule, ne pouvant accéder aux services d’urgence. On incite les gens, s’il n’y pas signe de gravité d’aller chez le médecin traitant, et s’il y a des signes qui inquiètent, d’appeler le 15. Même dans les territoires désertiques, les patients ont accès à un avis médical qui permet de mieux orienter le patient dans le système de soins."

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"La moyenne d’âge en réanimation reste de 62 ans, avec une courbe plus large"

Quel profil pour ces malades de la deuxième vague ? "On a toutes les catégories de patients, des jeunes et des moins jeunes. Mais on a moins de transfert de patients d’unité Covid vers la réanimation grâce à l’amélioration des traitements : il y a moins d’aggravation. On a vu un étalement de la courbe : la moyenne d’âge en réanimation reste de 62 ans, mais avec une courbe un peu plus large et donc des patients plus jeunes, qui n’ont pas forcément tous les facteurs de risque."

"On avait en première vague beaucoup de personnes fragiles, maintenant elles se protègent mieux. Par contre, on a des patients plus jeunes qui se sentaient moins à risque mais qui peuvent l’être."

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"On sait que le confinement marche", rappelle le Dr Agnès Ricard-Hibon. "On sait que l’allègement trop brutal des mesures de sécurité sanitaire font repartir l’épidémie. Maintenant, on n’est pas dans une cinétique de l’épidémie équivalente à d’autres pays : on est plutôt dans la décroissance et la stabilisation alors que les pays qui reconfinent sont dans la phase de croissance. Par contre, il est clair qu’on a besoin que la population applique ces mesures pour arrêter toute nouvelle croissance."

"Si on arrive pas à descendre sous ces 5.000 cas quotidiens, qui permettent de faire un bon contact tracing, c’est justement parce que les mesures se sont relâchées. Donc on appelle à la vigilance de la population", lance la cheffe du SAMU 95.

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"Complotistes, rassuristes, covido-sceptiques, je les invite à prendre quelques gardes avec nous"

"Il y a une mobilisation des personnels soignants qui est fantastique, simplement ces soignants sont fatigués. On espère le scénario du meilleur mais on se prépare au scénario du pire : une troisième vague. Elle serait probablement différente des vagues précédentes, avec une progression plus lente, mais qui peut durer plus longtemps. On ne veut pas de retour à l’anormalité d’avant."

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Quid du vaccin qui arrive ? "C’est une évidence, je vais me faire vacciner, c’est ce qui va permettre de faire reculer l’épidémie et de faire de la prévention. Le personnel médical est convaincu, on a un peu plus de mal avec le personnel soignant : il faut rassurer et faire de la pédagogie. Il y a beaucoup de complotistes, rassuristes, covido-sceptiques qui font beaucoup de tort. Moi, je les invite à prendre quelques gardes avec nous pour voir la réalité du terrain."

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  • Légende du visuel principal: Service des urgences de l'hôpital Andrée Mignot, à Versailles © AFP / Nicolas Lepagnot / Hans Lucas
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