Yann Moix, écrivain, est l'invité de Léa Salamé à 7h50, pour évoquer sa violente tribune publiée dans le quotidien Libération, contre l'attitude du gouvernement à l'égard des migrants de Calais.

Au lendemain de la publication dans Libération de sa tribune dénonçant les violences policières répétées contre les migrants à Calais, Yann Moix répond aux questions de Léa Salamé sur ce qu'il nomme "le protocole de la bavure". 

"C'est pas à moi de m'expliquer, commence Yann Moix, c'est au président de la République d'expliquer pourquoi à 1h30 de Paris sont perpétrés des actes d'une très grande gravité".

"le gouvernement a la peur panique d'un 'point de fixation'" poursuit l'écrivain, "'Point de fixation' et 'enkystage', deux termes absolument indignes de la République Française".  

Je ne suis pas excessif, ce sont les faits qui sont excessifs : le verbe doit être à la hauteur des violences   

Et de réitérer son attaque sur la politique migratoire amorcée par Emmanuel Macron : "On attendait de cette jeunesse qu'il change ce mode opératoire"

"[Macron] a fait un discours le 20 septembre 2017 à l'ONU en présentant Bana, citoyenne d'Alep (...), mais quand Bana arrive à Calais et qu'elle est gazée, qu'est-ce qu'on fait?" demande Moix expliquant que des milices dont on ne parle pas attendent aussi les immigrés à Calais.

Le véritable Calais se dérobe sous les visites officielles, il est invisible pour ceux qui annonce leur venue  

"Le témoignage est quelque chose que ne supporte pas Mr Macron (...) La vérité de l'état est la vérité même si c'est un mensonge" poursuit Yann Moix.  Sur la réponse du préfet du Pas-de-Calais, indigné par les accusations faites par Yann Moix dans sa tribune publiée dans Libération sur "le protocole de la bavure" : "Le 10 septembre à Calais, j'étais dans la voiture de Jacques Attali, il était 14h, monsieur Attali me dit 'Char ami, j'ai du mal à vous croire', il n'avait pas fini sa phrase que (...) les CRS sont sortis avec des bombes lacrymos (...) quand ils nous ont vu, ils les ont rangé (...) J'ai les images".

Procès en boboïsation

Et à ceux qui pourraient imaginer le coup de gueule poussé par un bobo parisien, Moix répond : "Le procès en boboïsation est un procès en délégitimisation."

Je ne supporte plus qu'un enfant soit physiquement maltraité sur le territoire de la République

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