Alep est devenue le symbole de l'impuissance internationale. La présidente de la commission des affaires étrangères à l'Assemblée nationale est l'invitée de Léa Salamé.

Elisabeth Guigou à l’Assemblée nationale en novembre 2016
Elisabeth Guigou à l’Assemblée nationale en novembre 2016 © AFP / ERIC FEFERBERG

L'armée syrienne a continué mardi à pilonner les quartiers rebelles d'Alep tout en appelant les insurgés à quitter leurs positions et à laisser fuir les civils dans le cadre de son offensive pour reprendre la totalité de la deuxième ville du pays.

L'armée russe avait affirmé le 11 novembre avoir les preuves de l'utilisation d'armes chimiques par les rebelles des quartiers assiégés de l'est d'Alep, qui ont démenti un tel recours. L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), qui enquête sur de telles attaques dans la ville syrienne d'Alep, a accepté mardi l'offre de la Russie de fournir des éléments "pouvant être utiles" dans leur enquête.

"Près d'un million de Syriens sont aujourd'hui assiégés" par les belligérants en Syrie, a indiqué lundi le patron des opérations humanitaires de l'ONU Stephen O'Brien. S'adressant au Conseil de sécurité, il a constaté une "augmentation massive" depuis un an de l'utilisation de cette "tactique cruelle", "en particulier par le gouvernement syrien". L' ambassadeur français François Delattre a estimé que "la situation est horrible, catastrophique" dans la grande ville du nord de la Syrie. Il a accusé le régime syrien de suivre "une stratégie de guerre totale pour reprendre Alep à tout prix". L'ambassadeur britannique Matthew Rycroft a qualifié de son côté de "barbare" la campagne de bombardements menée par Moscou et Damas.

Elisabeth Guigou : " On ne s'en fiche pas. A l'Assemblée Nationale j'ai invité deux fois les Casques Blancs qui auraient mérité le prix Nobel de la paix. Ils soignent sans distinction toutes les victimes. Le tableau qu'ils dressent est d'une sauvagerie inouïe... les bombes bunkers crèvent les plafonds des caves pour atteindre les gens qui se cachent."

La France et l'Europe face à Poutine

Elisabeth Guigou : "Depuis qu'Obama a refusé d'intervenir contre le bombardements chimiques par Bachar el Asaad, Poutine s'est senti libre; il y a un vide que la France ne peut pas combler toute seule. L'intervention militaire ne résoudra pas tout ; nous avons essayé de faire progresser la paix y compris avec Poutine"

François Fillon et la Russie

Elisabeth Guigou : "François Fillon est membre de la commission des Affaires Etrangères de l'Assemblée Nationale. Il a fait plusieurs voyages en Russie et a affiché une complicité qui ne permet pas une situation d'égalité. Je trouve ça dangereux. Il y a une façon de parler avec Poutine. Sur l'Ukraine on ne peut pas lever les sanctions sur la Crimée. Il faut qu'il précise ce qu'il a dit à ce sujet."

L'entretien avec Léa Salamé en intégralité

L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.