Vincent Lindon, comédien, est à l'affiche du film "Mon Cousin" de Jan Kounen, en salles le 30 septembre. Il est l'invité de Léa Salamé.

Dans ce film où il joue un patron face à son cousin joué par François Damiens ("une rencontre humaine extraordinaire"), Vincent Lindon brise son image habituelle. "J'en ai eu marre de ce manichéisme méchant patron/ gentil salarié, c'est plus compliqué que ça", assure le comédien. Même s’il reconnait : "Je vois des gens qui veulent toujours avoir plus, je crois que c'est un signe de folie."

Ce qui était surtout important pour lui, c’était de soutenir le cinéma avec ce film, en allant le présenter en duo et en personne dans les salles.  “C’était obligatoire. Je ne pouvais pas vivre le fait d’être chez moi et d’attendre que les exploitants me disent au téléphone que la salle était complète. Il fallait faire un pas vers eux : ils se déplacent, on se déplace. Y’a un truc que j’aime énormément, c’est être logé à la même enseigne. On a été leur montrer qu’on avait la même appréhension qu’eux et la même passion du cinéma. Nous aussi on retournait au cinéma. Au fur et à mesure, les gens étaient fous de joie qu’on vienne, donc ça se sait que les salles sont pleines. Et ça va se propager et désinhiber les gens. C’était notre petite manière d’aider la culture."

D’autant que selon lui, le cinéma est un lieu moins risqué qu’on ne le pense. "Dans le cinéma on est assis, comme au restaurant, on regarde du même côté et on ne parle pas. On se demandait avec François Damiens si on ne pouvait pas aller habiter dans un cinéma pendant deux ou trois mois !"

"On est dans un monde où tout le monde a envie de se mêler de tout, et c’est formidable"

Il estime également que les aides annoncées notamment pour la culture suite en marge de l’épidémie de Covid sont un bon signal. "Dieu sait que souvent je suis critique", explique Vincent Lindon. "Mais il est bon de rappeler de temps en temps aussi qu’on vit dans un pays formidable. J’entends parler d’une enveloppe pour le cinéma, une pour la culture, une pour l’automobile : on est un pays qui prend à 80 % à charge le chômage partiel…"

Envisage-t-il pour autant de se lancer en politique ? "Je ne sais pas de quoi va être fait demain, je ne sais pas ce que ça veut dire “rentrer en politique”. Tout est politique, on en fait tous, de la politique. On est dans un monde où tout le monde a envie de se mêler de tout, et c’est formidable parce que c’est de ça dont on a besoin."

  • Légende du visuel principal: Vincent Lindon © AFP / CHARLY TRIBALLEAU / AFP
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