La mort du général algérien Gaïd Salah "ne changera pas grand chose au fonctionnement interne du pouvoir algérien", juge l'historien Benjamin Stora et professeur à l’Université Paris 13, invité de France Inter, mardi 24 décembre.

"L'Algérie est à la croisée des chemins", juge l'historien Benjamin Stora, invité de France Inter mardi matin. Le président Tebboune "est placé devant cette alternative très simple, soit avancer vers une démocratisation profonde du pays, soit rester dans un statu quo très dangereux", estime-t-il, après le décès d'une crise cardiaque du général Gaïd Salah, homme fort du pouvoir et très puissant chef d'état-major de l'armée.

"Il était l'un des derniers représentants de cette génération qui se légitime dans le combat livré contre la France, dans la guerre d'indépendance algérienne", explique l'historien. Mais la mort de celui qui a dirigé de fait l'Algérie après la démission forcée en avril du président Bouteflika, quatre jours à peine après l'investiture du nouveau chef de l'Etat, "ne changera pas grand chose au fonctionnement interne du pouvoir algérien au sommet et dans la façon dont les décisions se prennent" analyse Benjamin Stora.

  • Légende du visuel principal: L'historien Benjamin Stora, ici photographié en 2011. © AFP / Aurimages / Ulf Andersen
Les invités
  • Benjamin StoraHistorien spécialiste du Maghreb et professeur des universités.
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