Elle soutient Alain Juppé pour le 2nd tour de la primaire à droite, jugeant la ligne de François Fillon plus conservatrice. Elle est l'invité de Léa Salamé

Nathalie Kosciusko-Morizet à un meeting pour soutenir la candidature d'Alain Juppé en novembre 2016
Nathalie Kosciusko-Morizet à un meeting pour soutenir la candidature d'Alain Juppé en novembre 2016 © AFP / REMY GABALDA

Elle soutient Alain Juppé pour le 2nd tour de la primaire à droite, jugeant la ligne de François Fillon plus conservatrice. Nathalie Kosciusko-Morizet est l'invitée de Léa Salamé ce jeudi matin. "Je souhaite que le débat de ce soir soit à la hauteur de ce qu'attendent les Français", déclare-t-elle, assurant que la polémique qui a marqué le début de la semaine sur la position de François Fillon quant à l'avortement a été "close par l'un et l'autre des candidats". Elle reconnaît toutefois qu'une "campagne d'entre-deux tours, c'est forcément plus frontal".

La députée LR de l'Essonne explique son ralliement à Alain Juppé par une plus grande proximité avec la ligne qu'elle défend depuis le début de la campagne pour les primaires. "Je me suis battue au premier tour pour faire entendre une voix différente, une voix de modernité", explique-t-elle, "je ne fais pas en fonction des sondages ou des scores".

"Au regard des scores, mon choix de soutenir Alain Juppé n'est pas un choix de carrière".

Interrogée sur le succès de François Fillon, l'ancienne ministre reconnaît qu'il "y a un mouvement qui traverse le monde", mais "je n'appellerais pas cela une envie de conservatisme", dit-elle, plutôt "une envie de radicalité, qui est juste l'envie que ça change vite et ça change fort".

Nathalie Kosciusko-Morizet écarte l'idée que les programmes des deux candidats soient similaires. "Il y a dans la méthode d'Alain Juppé un souci de ne pas brusquer, d'accompagner les transformations", argumente-t-elle, rappelant l'idée qu'il "faut 2 Français sur 3 avec soi pour réformer".

"C'est important qu'il y ait ce débat d'entre-deux tours entre deux lignes différentes"

Interrogée également sur son échange avec François Fillon lorsque celui-ci était Premier ministre, selon lequel elle ne pourrait pas être ministre parce qu'elle était enceinte, Nathalie Kosciusko-Morizet a rappelé qu'elle ne souhaitait pas utiliser cet épisode comme argument de campagne car François Fillon s'en était excusé, et qu'elle y avait été confrontée à chacune de ses grossesses : "Le premier à m'avoir fait le coup, c'était Chirac", raconte-t-elle.

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