Emmanuel Faber, PDG de Danone, est l'invité de Léa Salamé à 7h50.

Après l'annonce de la suppression de 2000 postes dont 400 en France chez Danone, Emmanuel Faber explique les raisons de cette décision. La perte de chiffre d'affaires d'un milliard sur le marché de l'eau, la volatilité des devises, la baisse des naissances dans le monde, "je ne connais pas d'entreprise ou patron qui ne réagirait pas" explique le patron de Danone. "Nos actionnaires sont en situation difficile, le cours a baissé de 30 % depuis un an. La rentabilité est fondamentale. C’est le socle des investissements de demain".

Selon lui, ce sont surtout des postes de dirigeants et managers dans les sièges sociaux qui seront touchés, car "cette crise a démontré l’importance de réagir au niveau local".

Emmanuel Faber craint de perdre en compétitivité face aux concurrents. "La différence c’est la culture, la performance , le projet. La vision "une seule planète une seule santé", est fondamentalement la bonne"

Alors qu'il a une réputation de patron social, et fait de Danone une entreprise à mission, il concède que "c’est complexe difficile et douloureux pour moi la décision qu’on est en train de prendre. On fait le choix de redonner de l’autonomie au terrain, avec des suppressions dans les sièges mondiaux, des cadres, des dirigeants, et en particulier, on va proposer un accompagnement individualisé pour chaque salarié. On accompagnera chaque personne. Dès l’été dernier, on a mis en place un accord pour les 20% les moins payés, pour qu'ils puissent avoir une formation longue pour rester chez Danone."

On est sur des équilibres qui sont des tensions permanentes. On a un droit absolu au pragmatisme

  • Légende du visuel principal: Emmanuel Faber © AFP / PATRICK KOVARIK / AFP
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