Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, est l'invité de Léa Salamé à 7h50.

Au huitième jour d'examen, l'Assemblée nationale a adopté lundi le premier des 65 articles du projet de loi de réforme des retraites, sous les applaudissements de la majorité.  Entre rappels au règlement et suspensions de séance à répétition, il aura fallu 70 heures de débats pour venir à bout des quelque 2.200 amendements et sous-amendements déposés principalement par les oppositions, sur cet article qui fixe les principes généraux du futur système par points. "Ce qui m'agace, c'est lorsque le parlement passe son temps à faire de la linguistique" explique le secrétaire général de la CFDT, qui s'oppose fermement à l'utilisation d'un passage en force pour valider le texte.

"Depuis le début, on n'a pas dit quel était le sens de ce projet de réforme des retraites", rappelle Laurent Berger : "Sans plusieurs assurances, pour la CFDT, ce texte ne sera définitivement pas bon". Alors que Philippe Martinez (CGT) a marqué sa différence avec la CFDT dans les colonnes de la presse, Laurent Berger estime ces propos déplacés, dans un débat d'union : 

"Le 31 mars prochain, la CFDT ne sera sans doute pas dans la rue" annonce le syndicaliste, qui explique vouloir continuer à débattre, notamment sur la question de la pénibilité, à l'égard de laquelle il "dénonce l'obstruction du Medef". 

  • Légende du visuel principal: Laurent berger © AFP / Martin Bureau
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