Chimamanda Ngozi Adichie, écrivaine féministe, est l'invitée d'Alexandra Bensaid à 7h50.

Alexandra Bensaid reçoit Chimamanda Ngozi Adichie, écrivaine féministe nigériane, auteure l'an dernier de Chère Ijeawele. Un manifeste pour une éducation féministe pour revenir sur le mouvement metoo et la tribune réclamant une "liberté d'importuner" publiée dans le Monde, mais aussi sur les manières d'être féministe au quotidien. 

Pendant longtemps, on ne laissait pas les femmes raconter leurs histoires regrette la romancière "Les femmes s'autocensuraient". Au sujet de la tribune sur la liberté d'importuner parue dans le Monde, Chimamanda Ngozi Adichie estime qu'elles développent de arguments antiféministes. "Ces signataires partent du principe que le besoin sexuel de l'homme prime sur celui de la femme."

Elle regrette aussi qu'on puisse qualifier le mouvement #metoo de puritain. Ce mouvement va d'après elle permettre aux femmes d'aller vers une égalité dans le rapport amoureux.

"Les femmes veulent autant que les hommes des relations sexuels mais il faut que ce soit mutuel."

A propos des conséquences de #metoo, Chimamanda Ngozi Adichie a peur que ce mouvement soit de courte durée. "Il faut raconter et expliquer les faits."

Pour elle, il faut éduquer les garçons différemment, leur enlever tous le clichés sur la virilité. "Je lui ferai comprendre que son rôle n'est pas de protéger les femmes".

Au sujet des propos de Donald Trump sur les pays d'Afrique (qualifiés de "pays de merde" par le président américain), la romancière regrette qu'on puisse "être ouvertement raciste aux États-Unis".

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