Eric Woerth, président de la commission des finances de l'Assemblée Nationale, est l'invité de Pierre Weill

A l’occasion de l’examen des deux projets de loi sur la confiance dans l’action publique à l’Assemblée nationale, Eric Woerth s’est montré sceptique quant à certaines pistes évoquées. Le député "Les Républicains" est ainsi opposé à la suppression de la réserve parlementaire. "La réserve parlementaire est contestée à tort. Continuons à la réformer, mais ce serait dommage de la supprimer. Il y a déjà une transparence totale." Il explique que cet argent manquera, selon lui, aux associations et aux collectivités.

Tout le monde a envie d’être pistonné, un peu de bienveillance !

Le président de la Commission des finances de l’Assemblée a par ailleurs déploré les critiques sur les emplois familiaux au Parlement. « Tout le monde a envie d’être pistonné, c’est toujours pareil. Vous pouvez aider un ami, que vous soyez élu ou médecin ou que sais-je. Il ne faut pas mettre de voile moraliste ou avoir un regard malsain sur les choses. Il faut qu’il y ait un peu de bienveillance. »

Non, il n’y a pas de privilèges !

Interrogé sur le salaire des parlementaires, Eric Woerth a, là encore, voulu temporiser en rappelant que 5.000 euros par mois n’était pas beaucoup par rapports aux élus des pays voisins. "Les parlementaires doivent être correctement rémunérés pour travailler. Il y a aussi beaucoup de mythes ! Non, il n’y a pas de privilèges. Un parlementaire ça travaille beaucoup."

Baisser l'APL en plein été, à l’aveugle, c’est une faute

Enfin, le député LR a vivement critiqué la dernière annonce du gouvernement pour faire des économies : baisser de 5 euros l'aide personnalisé au logement (APL). Il y voit "une erreur de méthode et de fond" et s’explique : "Il faut réforme les aides au logement. Mais, au cœur de l’été, raboter 5 euros, de façon aveugle à tout le monde, ça n’a aucun sens ! Et ça tue une réforme plus importante. C’est prendre les gens pour des imbéciles." Eric Woerth persiste et signe : « C’est d’une grande brutalité. C’est une faute, me semble-t-il. »

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