Guillaume Perrier, ancien correspondant du "Monde" à Istanbul, et Delphine Minoui, correspondante du "Figaro" au Moyen-Orient, réagissent à la réélection, en Turquie, du président Recep Tayyip Erdogan.

Alors que le président Recep Tayyip Erdogan a annoncé dès dimanche soir sa réélection à la tête de la Turquie, Delphine Minoui, correspondante du Figaro au Moyen-Orient raconte une nuit "très éprouvante pour l'opposition turque, qui avait cru à une victoire", et estime que la base du président réélu est encore solide, malgré les fraudes constatées sur place : 

Pour Guillaume Perrier, "Erdogan a une maîtrise hors du commun du processus électoral" : "Il connaît chaque militant de chaque circonscription qu'il a lui même nommé (...) Il y a une grande lassitude, une crise mais tous ces obstacles, il a réussi à les renverser, grâce à son instinct politique hors du commun."

Erdogan est l'archétype du populiste du XXe siècle.

Les Turcs ont ils trouvé leurs opposants ? "Son principal opposant, Muharrem Ince, est parti la queue entre les jambes, sans même faire de discours dimanche soir. Une grosse déception pour les électeurs de l'opposition", estime Guillaume Perrier : 

Erdogan exploite de manière efficace les faiblesse de ses adversaires, et la grande faiblesse de l'Europe, c'est la crise des migrants.

Pour Delphine Minoui, "cette campagne électorale a tout de même prouvé la vitalité de la société civile".

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