Carles Puigdemont, chef du gouvernement catalan, est l'invité de Léa Salamé à 7h50.

Les électeurs catalans sont invités à se prononcer, ce 1er octobre, pour ou contre l'indépendance de leur région. Les autorités madrilènes sont hostiles à ce scrutin. Quel avenir pour la Catalogne?

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"Il y a un grand espoir de la part de la population catalane", estime Carles Puigdemont. "Il y a des votants", affirme le président catalan. "A partir cette réaction répressive de l'État, il y a une grande mobilisation (...) une majorité de 80% de catalans qui veulent s'exprimer de manière démocratique (...) Une large majorité vont voter pour nous (...il ne faut pas préjuger, on ne sait pas quel va être le résultat c'est pour ça qu'il faut se compter" soutient Puigdemont pour justifier la tenue du référendum.

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La cour constitutionnelle espagnole dira toujours ce que le gouvernement espagnol veut qu'elle dise

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Et si certains avancent des risques de guerre civile à la suite de ce référendum : "C'est complètement injuste, la violence n'est pas une option pour la Catalogne. On a montré pendant six ans, aucun incident, lors des grandes mobilisations. C'est inacceptable de la part de Madrid [d'avancer cet argument]".

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"[Avec le gouvernement] on a tout essayé pendant les derniers 40 ans pour se comprendre dans le pacte constitutionnel. Mais à partir de 2010, quand la Cour constitutionnelle a complètement coupé ce qu'on approuvé au parlement catalan, au parlement espagnol et en référendum, le pacte constitutionnel s'est achevé".

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Solution à l'écossaise

Carles Puigdemont l'affirme : "reprendre le dialogue [avec le gouvernement Rajoy] est notre priorité". Il y a deux ans que je parle avec Madrid, des propositions, j'ai envoyé une lettre il y a une semaine à Mr Rajoy, au Roi, pour les inviter à [s'inspirer du modèle de ] la loi écossaise". L'élu catalan affirme toutefois qu'il n'est pas prêt à déclarer l'indépendance de la Catalogne de manière unilatérale.

Risque de quitter l'Europe ?

Pour quitter l'Europe, il faut que l'Espagne "reconnaisse l'indépendance de la Catalogne comme un pays tiers" affirme Puigdemont. "Donc ça veut dire qu'il y a un accord".

  • Légende du visuel principal: Carles Puigdemont © AFP / Josep LAGO
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