Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef, est l'invité de Léa Salamé, à quelques jours de l'université d'été du Medef.

Pour le patron du Medef Geoffroy Roux de Bézieux, le décalage du plan de relance du gouvernement "n'est pas le plus important" : "au fond, les mesures sont annoncées pour 2021 (...). Ce qui compte, c'est que ça aille vite, que ça descende vite au niveau des entreprises. Dès avril, on était remboursés sur le chômage partiel", rappelle-t-il. Il ajoute :

Par contre, on ne peut pas se permettre une deuxième crise, un deuxième confinement.

Il assure "qu'on a les moyens" d'éviter cette deuxième crise : "Je suis assez confiant (...). Cette crise, on la connait, on sait comment lutter. On est dans un moment difficile, on n'est pas dans un cadre normal, il faut vivre avec le Covid, mais il faut aussi continuer à travailler, à consommer, à aller au restaurant, etc.". 

L'état d'esprit des chefs d'entreprise, selon lui, est plutôt bon : "La grande majorité des patrons de PME sont plutôt optimistes pour leur entreprise, parce que la reprise, après la fin du confinement, a été plutôt bonne. Globalement, la consommation ne s'est pas trop mal tenue (...). La reprise se tasse, c'est vrai, mais la reprise, il faut aller la chercher avec les dents", affirme Geoffroy Roux de Bézieux, qui en appelle à des investissements, des embauches. "On n'est pas là juste pour attendre le plan de relance les bras croisés : il y a aussi une part de responsabilité des patrons", dit-il. 

Il estime ainsi que depuis le début de la crise, "les patrons ont été à la hauteur, dans la protection de leurs salariés, dans le maintien de l'emploi". "Globalement, les patrons vont et ont joué le jeu", dit-il, rappelant que le cas de l'entreprise Alinea, en cessation de paiement mais dont l'actuel patron est candidat à la reprise, est un cas particulier. 

Sur la question du port du masque en entreprise, qui deviendra obligatoire dès le 1er septembre, Geoffroy Roux de Bézieux explique que le chiffre d'un cluster sur quatre en entreprise n'est pas synonyme d'une contamination sur quatre : "Les contaminations ont lieu partout, il ne faut pas dire aux Français que c'est en entreprise qu'on attrape le Covid, ça n'est pas vrai. L'annonce a été un peu brutale. Ce que je voudrais, c'est qu'on fasse preuve d'un peu de souplesse", dit-il, citant l'exemple d'un garage automobile dans lequel il y aurait trois employés pour 400 mètres carrés. 

  • Légende du visuel principal: Geoffroy Roux de Bézieux, dans les studios de France Inter, jeudi 12 décembre 2019. © Radio France / France Inter
Les invités
L'équipe
Contact
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.