Les fausses informations et leur viralité seront l'un des enjeux de l'élection de 2017.

Tristan Mendès-France
Tristan Mendès-France © Radio France

Tristan Mendès-France est spécialiste des nouveaux usages numériques, et enseignant au Celsa.

Benoist Apparu, porte-parole de François Fillon, dénonçait il y a quelques jours les attaques sur les réseaux sociaux contre François Fillon rebaptisé "Farid Fillon", après celles durant le primaires de la droite qui avaient affublé Alain Juppé du surnom d'"Ali Juppé". Selon Benoîts Apparu elles sont "orchestrées par l'extrême-droite", la "fachosphère" qui "invente tout et n'importe quoi, uniquement pour nuire."

Selon Tristant Mendes-France, la "fachosphère" n'est pas la seule à mener ces "campagnes".

Des médias comme Russia Today ou Spoutnik notamment, qui "tentent d'imposer leur lecture de l'actualité" et de fausses informations destinées "défaire l’Europe telle qu'on la connait aujourd'hui" explique le spécialiste qui visent nos prochaines élections.

"Si un collègue ou un ami me passe une information, j'y accorderai un certain crédit, même si elle est fausse"

Des campagnes qu'il faut bien-sûr toujours décrypter et dénoncer, mais en étant conscients qu'on n’est pas forcement entendu par "ceux qui ont été empoisonnés", comme l'ont démontré les élections américaines. Un problème au centre de la polémique qu'a connu Facebook, accusé d’avoir influencé le dénouement des élections américaines en laissant des articles mensongers remonter dans les fils d’actualité de ses utilisateurs. Mais Tristan Mendes-France rappelle c’est nous sur Facebook "qui décidons qui nous allons suivre, les amis qu'on va avoir et qui nous enfermons dans cette fameuse bulle. Les algorithmes ne viennent que s'y ajouter"

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