Gilles Pélisson, Président-Directeur général du Groupe TF1 est l'invité de Léa Salamé à 7h50. Il s'exprime sur la réforme de l'audiovisuel, portée par le ministre de la Culture Franck Riester, et réclame davantage de protection en faveur de la télévision.

Le 20 novembre dernier, les patrons de TF1, M6, Altice et Canal+ (quatre des plus grands groupes privés de télévision) publiaient une tribune dans le Figaro pour dénoncer la future loi audiovisuelle soutenue par le ministre de la Culture. Ce matin au micro de France Inter, Gilles Pélisson s'exprime sur les raisons de sa réserve. 

"Nous sommes le pays d'Europe qui a le plus d'obligations, de contraintes, d'interdictions sur nos écrans", juge Gilles Pélisson. En parallèle, l'avènement des GAFA (Google, Apple, Amazon) et des plateformes de streaming type Netflix fragilisent le modèle économique de la télévison. 

Il y a par exemple la question de la publicité segmentée, pour des entreprises locales en fonction de son lieu de résidence. "C'est ce qu'on vit tous les jours en ouvrant son compte sur internet avec des publicités ciblées. Là, le ministre nous dit : on va vous l'autoriser, mais ce serait trop facile de vous mettre exactement à égalité avec les GAFA. Alors on nous interdit de préciser l'adresse du commerçant. On se bat contre Google et contre Facebook contre lesquels il n'y a aucune obligation ! À un moment, il faut nous aider en tant que modèle de télévision."

"Disney, aujourd'hui c'est 269 milliards de dollars. Apple et Google, c'est 1000 milliards de dollars. Ce sont des géants, on se bat contre des mammouths", martèle Gilles Pélisson. "Nous, les chaînes françaises, on se bat pour la pluralité culturelle. Nous défendons la créativité française, nous permettons à de jeunes acteurs et auteurs d'émerger. Ces plateformes numériques, c'est un formidable amplificateur. Mais bien sûr qu'on a peur !"

  • Légende du visuel principal: Gilles Pelisson © AFP / Bertrand GUAY / AFP
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