Svetlana Tikhanovskaïa, opposante biélorusse au président Alexandre Loukachenko, exilée en Lituanie, est l'invitée de Léa Salamé.

L'opposition conteste la réélection le 9 août dernier du président Alexandre Loukachenko, qui n'a toujours pas réussi à éteindre ce mouvement populaire même si les principales figures de l'opposition se trouvent en exil ou sous les verrous. Alexandre Loukachenko dirige le pays depuis 26 ans. 

Svetlana Tikhanovskaïa, mère de famille de 37 ans,  avait présenté sa candidature à la présidence. 

Pour elle, l'opposition n'est pas sur le point de faiblir, car "sans aucun doute, notre peuple n’est plus le même, et les menaces que nous recevons, elles ne marchent plus, car le peuple sait ce qu’il veut, il veut que ce prétendu président parte". 

Loukachenko "procède en menaçant les gens, c’est sa manière de fonctionner, mais , le peuple à changé, nous ne nous laisserons plus intimider, il va devoir quitter le pouvoir, tôt ou tard, car je pense que notre peuple ne lâchera pas" dit-elle. 

Est-elle prête à être présidente ? "Pendant cette campagne, j’ai vécu une expérience forte, je ne vais pas être présidente pour toujours, mon objectif c’est d’assurer un interim, une  je serai une présidente de transition pour préparer des élections pour élire un nouveau président"

"Partout dans le pays, les hommes descendent dans la rue avec leurs femmes et leurs filles, leurs épouses, elles sont cote à cote avec les hommes, elles ne sont plus en cuisine ou au foyer,  … le peuple tout entier est là". 

Qu'attendez-vous de l'Union européenne ou de la France ? "Nous avons beaucoup de reconnaissance pour les pays qui nous soutiennent, c’est important pour nous de comprendre que nous ne sommes pas seuls, dans cette lutte pour la démocratie". 

La Russie semble soutenir Loukachenko. 

"L'important c’est que la souveraineté de notre pays soit respectée. Ce qui se passe actuellement  ce n’est pas un sujet qui doit renvoyer à la situation géopolitique. J’espère que les pays vont nous soutenir. Je n’ai pas parlé [à Poutine], il se trouve que nous avons parlé avec beaucoup de dirigeants de beaucoup de pays, nous sommes ouverts à des discussions avec quiconque se montre assez ouvert, et quiconque est prêt à nous soutenir. On est prêt à parler à tout le monde". 

"Je pense que le peuple de la Bielorussie a pris sa décision, il va continuer de lutter, et aussi longtemps qu’il luttera je serai à ses cotés". 

Svetlana Tikhanovskaïa se dit consciente que son mari, emprisonné, est retenu en “otage”, mais, dit-elle, "il me reste à écouter mon peuple, et espérer que mon mari et d’autres détenus politique soit libérés"

  • Légende du visuel principal: Svetlana Tsikhanovskaïa © Radio France / Gilles Gallinaro
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