L'écrivain Joël Dicker est l'invité de Léa Salamé à 7h50. Son nouveau roman "L'Énigme de la chambre 622" paraît aujourd'hui aux éditions De Fallois.

Le jour de la sortie de son nouvel ouvrage, Joel Dicker, qui a vu ses tournées de dédicace dans les librairies annulées par la crise sanitaire, confie : "Ne pas pouvoir aller dans les librairies, ça, ça me rend triste". L'écrivain suisse est revenu sur son confinement : "Je n''ai presque pas lu, rien écrit, j'étais devant la télé , complètement happé, dans cette ambiance très anxiogène".

À propos de son éditeur Bernard de Fallois, récemment disparu, l'écrivain rend hommage à "un éditeur exceptionnel, qui m'a dit : 'Votre livre va être un succès immense, un livre c'est un plaisir, une joie avant tout".

Et il sera rappelle leur premier contact, pas un très bon souvenir : "Le tout premier livre, de Fallois me dit : 'ça ne va pas du tout; je n'y crois pas", ça s'est mal passé, je pars de là fâché, finalement il me rappelle, et édite le livre"... qui ne marche pas du tout. Le suivant "La vérité sur l'affaire Harry Québert" sera un succès planétaire : "Il me parlait surtout d'un livre qui est une joie, qui est un plaisir".

"J'avais besoin de ce retour aux sources, montrer que je suis suisse"

Sur son nouveau roman : "Il était temps pour moi de parler de la Suisse, ce pays que j'aime. Je crois que j'avais besoin de ce retour aux sources, montrer que je suis suisse. Être suisse c'est des valeurs de responsabilités, de vivre ensemble"

Sur le personnage de son nouveau livre, "l'écrivain" : il l'affirme, son livre est en partie un récit ( avec des moments de vrai) et une fiction , explique l'écrivain : "Il y a le plaisir du jeu de miroir et de montrer au lecteur que c'est lui qui décide, sa pensée est plus forte que celle de l'auteur".

Sur les critiques : "Je les lis en partie, la critique est importante, c'est toujours bon moi de savoir que je peux faire mieux. [Mais] j'aimerais rappeler aussi que le livre est censé être une joie. On a un rôle : montrer que le livre est quelque chose qui fédère, qu'on partage, et pour ça il faut aller en librairies, y aller physiquement, c'est très important".

Un hommage à Albert Cohen et son "Belle du seigneur" dans ce nouveau roman? "C'est une vision idéale, concède Joël Dicker, "même si j'ai conscience que l'amour se construit au jour le jour. Mais c'est aussi un hommage à son livre, son oeuvre. C'est aussi accepter de renoncer à cet idéal qui n'existe que dans les livres, dans les films".

  • Légende du visuel principal: Joël Dicker © AFP / JOEL SAGET
Les invités
L'équipe
Contact
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.