La candidate de Lutte ouvrière entend notamment interdire les licenciements et augmenter le smic à 1.800 euros net, elle est l'invitée d'Alexandra Bensaid

Nathalie Arthaud, candidate communiste de Lutte Ouvrière à l'élection présidentielle 2017, lors d'une réunion publique à Nancy en mars 2017
Nathalie Arthaud, candidate communiste de Lutte Ouvrière à l'élection présidentielle 2017, lors d'une réunion publique à Nancy en mars 2017 © Maxppp / Alexandre Marchi

La candidate de Lutte ouvrière entend notamment interdire les licenciements et augmenter le smic à 1.800 euros net, elle est l'invitée d'Alexandra Bensaid. Sur la question de la crise qui touche actuellement la Guyane, elle affirme que "les Guyanais paient aussi leur dîme à la finance et au grand capital", car selon elle "il n'y a pas sur Terre un kilomètre carré qui ne souffre pas d'une mise en coupe réglée par une minorité capitaliste".

"Je suis pour qu'il y ait de l'argent mis pour les hôpitaux, pour l'éducation, il faut que l'Etat mette la main à la poche".

Nathalie Arthaud dénonce la grande bourgeoisie française : "Quand je parle de grande bourgeoisie", détaille-t-elle, "je parle d'une grande minorité qui avec ses capitaux veut réduire en esclavage salarial des centaines de milliers de femmes et d'hommes, et qui avec cela imposent leurs choix en termes d'investissements, et imposent un diktat". Elle regrette le fait que "vingt milliardaires possèdent autant que l'équivalent de 20 millions de femmes et d'hommes".

"On réquisitionne"

Que faut-il faire, alors, pour éviter la fermeture de l'usine Whirlpool d'Amiens ? "Il faut interdire la fermeture à ce grand groupe américain, qui est richissime". Et si celui-ci refuse ? "On réquisitionne cette usine, parce que les salariés savent très bien faire tourner l'usine, produire des lave-linge, donc on réquisitionne, et que cette grande multinationale continue à faire ses affaires là où elle veut".

Avec de telles politiques, la candidate de Lutte Ouvrière n'a-t-elle pas peur de faire peur ? "On n'a pas le choix", répond-elle. "Soit on accepte de subir en permanence les licenciements, soit on se relève et on impose un certain nombre de choses", explique-t-elle. "Les forces vives de la société ce sont les millions d'ouvrier et d'employés. Leur intérêt premier c'est d'avoir un salaire correct, et pour cela il faut se battre", ajoute Nathalie Arthaud.

"Les responsables ce ne sont pas les immigrés"

Face à Marine Le Pen, dont la candidature attire le milieu ouvrier, Nathalie Arthaud dit vouloir "s'adresser aux véritables responsables ; et les responsables ce ne sont sûrement pas les immigrés, ce sont ceux qui décident de licencier pour que les actionnaires soient toujours mieux servis". Interrogée sur la laïcité et sur le port du voile, elle a répondu que "Lutte Ouvrière est une organisation féministe, et je considère que le voile est l'instrument de soumission de la femme", affirmant militer pour que les femmes aient envie de s'en émanciper.

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