Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, est l'invité de Léa Salamé à 7h50. Il revient sur la mort de 13 soldats au Mali, avant d'évoquer la grève du 5 décembre et la réforme des retraites.

Avant d'évoquer la réforme des retraites et la grève du 5 décembre, Bruno Retailleau revient sur la mort de 13 militaires français tués au Mali dans la collision de leurs deux hélicoptères.

Au Sahel, "nous devons rester"

Le chef de file LR au Sénat veut d'abord rendre "hommage à ces héros", et précise : "Je pense que la France fait le travail là-bas, mais beaucoup de choses doivent changer." Selon lui, la France doit rester sur place, "mais pas dans les conditions dans lesquelles nous sommes aujourd’hui”.

Alors que des voix de l'opposition commencent à évoquer la question d'un retrait de la France des opérations au Sahel, Bruno Retailleau est d'un autre avis. “Au Sahel, si demain on part, c’est toute l’Afrique qui peut tomber dans un gigantesque califat Africain. Et il y aura des morts en France”, assure-t-il.

Le 5 décembre, un "service minimum" des transports publics ?

Les Républicains proposent d'instaurer un "droit au transport public garanti", à l'approche de la grève générale du 5 décembre. Plus précisément, au minimum "un tiers du service aux heures de pointe". Au risque de casser le droit de grève ? "Le droit de grève est un principe garanti, mais le principe de la continuité des services publics doit être garanti aussi”, estime Bruno Retailleau.

Le sénateur LR assure pour autant (après un léger moment de flottement) : "Moi, je ne soutiens pas la grève. Je dis que la réforme des retraites est mauvaise."

Une réforme "brumeuse et anxiogène"

"Je suis pour la fin des régimes spéciaux, mais il ne suffit pas de désigner des boucs émissaires pour qu'une réforme soit bonne. Et c'est ce que fait Emmanuel Macron. La prochaine retraite, si elle s'applique, mais je ne crois pas qu'elle s'appliquera un jour, fabriquera de nouveaux pauvres."

Bruno Retailleau fustige une réforme, selon ses mots, "brumeuse et surtout profondément injuste". Selon lui, "si les Français vont projeter leur mécontentement sur la manif du 5 décembre, ce n'est pas parce qu'ils veulent des régimes spéciaux. C'est parce qu'ils se solidarisent. C'est comme une grève par procuration."

  • Légende du visuel principal: Bruno Retailleau, invité de 7h50 le 27 novembre 2019 dans les studios de France Inter © Radio France / France Inter
Les invités
  • Bruno Retailleauchef de file des sénateurs Les Républicains, président de la région Pays de La Loire
L'équipe
Contact
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.