François Hollande a reçu les syndicats de policiers hier avec pour objectif de tenter d'apaiser le climat de fronde. L'ancien ministre de l'intérieur, invité de Léa Salamé, réagit.

Claude Guéant,  2015
Claude Guéant, 2015 © AFP / Éric Feferberg

Après les annonces de Bernard Cazeneuve mercredi, Claude Guéant, ancien directeur général de la police et ancien ministère de l'Intérieur, a vivement appelé à repenser la réponse judiciaire pour mettre fin à la colère des policiers.

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L'ex-ministre a affirmé qu'il aurait "évité la naissance de ce mouvement" qui traduit "l'incompréhension de la part des policiers de la ligne politique de leur hiérarchie" : "Les policiers font un métier difficile, mais ils voudraient être certains que ce qu'ils font est utile."

Cette utilité disparue, imputée à l'ancienne Garde des Sceaux Christiane Taubira, explique selon lui l'intensification du malaise : "les policiers ne peuvent plus supporter d'interpeller, cinq fois, dix fois, 150 fois la même personne, la déférer et ensuite qu'aucune suite ne soit donnée."

En 2009 "il a fallu faire des économies"

Claude Guéant a réfuté, en revanche la responsabilité de la droite, alors au pouvoir, qui avait décidé de suppressions massives d'effectifs : "c'est vrai [on a supprimé des postes mais ] autant de postes et même un peu plus avaient été créés entre 2002 et 2007" rappelle-t-il. Il ajoute "qu'un budget supplémentaire avait été décidé."

Mais, avec la crise financière de 2008 et ses retombées sur les recettes fiscales de la France l'année suivante, "il a fallu prendre des décisions et faire des économies" avance-t-il pour justifier les coupes dans la police. Néanmoins, Claude Guéant assure que l'on peut "améliorer la présence policière auprès de nos concitoyens sans forcément dépenser plus d'argent."

Interrogé enfin sur son soutien à Nicolas Sarkozy, qui dévisse dans les sondages derrière Alain Juppé, quelques semaines avant la primaire de la droite et du centre, Claude Guéant a défendu la stratégie identitaire de l'ancien président de la République, niant au passage des appels du pied au FN : "Nicolas Sarkozy est le seul à poser la question de savoir dans quel monde la société veut vivre".

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