Après le 1er débat Clinton-Trump, le directeur de recherche au CERI-Sciences Po, spécialiste des États-Unis et auteur des "frontières de la tolérance" est l'invité de Léa Salamé

Denis Lacorne
Denis Lacorne © C. Helie pour Gallimard

Après le 1er débat Clinton-Trump, le directeur de recherche au CERI-Sciences Po, spécialiste des États-Unis et auteur des "frontières de la tolérance" est l'invité de Léa Salamé

Selon le spécialiste des États-Unis, d'habitude, tout se joue avant les premières trente minutes, et après c'est réglé. "Mais là, non, on a pas senti passer les 90 minutes, ç'a été très stimulant comme débat. Hillary Clinton a été très habile, utilisant plusieurs petites piques pour obliger Trump à rester Trump, qu'il n'utilise pas la carte de la modération pour apparaître présidentiel" :

Le mensonge au coeur des attaques

"Pour le coeur électoral de Trump, plus le mensonge est gros, plus ça passe- ce qui est, au passage, précise Denis Lacorne, une citation de Goebbels".

"Le génie de Trump dans ce débat, c'est qu'il a dit ce qu'on attendait de lui si on était un fan de Trump"

En revanche, souligne le spécialiste, Trump n'aurait pas réussi, selon lui, à toucher cette tranche de l'électorat des indécis, qui représente 10%, ou celle des modérés républicains. Au contraire de Hillary Clinton :

Pour D. Lacorne "Si Trump reproche à Hillary Clinton d'être 'trop préparée', et qu'elle lui rétorque qu'elle est préparée pour être Présidente des États-Unis, le candidat républicain ne sait quoi répondre".

Pour se prépare au débat, Trump s'est vanté d'avoir joué au golf et mangé des cheeseburgers. Je crois que si on en mange trop, ça peut vous assombrir les idées (D.Lacorne)

Pour autant Denis Lacorne, même s'il est confiant dans ses pronostics, reste aussi prudent :

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