Nathalie Loiseau, ministre chargée des Affaires européennes, est l'invité de Léa Salamé à 7h50.

Emmanuel Macron a dévoilé, hier, ses propositions sur l'Europe. Une volonté de "refonder" le vieux continent qui vise à faire connaître les positions de la France alors que la chancelière allemande Angela Merkel, tout juste réélue, doit former la coalition qui gouvernera l'Allemagne.

C'est notamment cette ambition qui explique la prise de parole du Président ce mardi depuis la Sorbonne, explique Nathalie Loiseau au micro de Léa Salamé. Angela Merkel, affirme-t-elle, est la première à estimer que l'Union européenne est en sous-investissement et la ministre chargée des Affaires européennes se montre convaincue de la cohérence entre la vision française et celle de l'Allemagne, n'en déplaisent aux opposants d'Angela Merkel qui se sont fortement fait entendre pendant la campagne électorale outre-Rhin.

Doit-on voir du fédéralisme dans les propos d'Emmanuel Macron ? Sans aller jusque là, la ministre insiste sur l'importance de traiter "les problèmes européens au niveau européen" et non au niveau national où cela est inefficace.

Nathalie Loiseau a précisé certains éléments du discours fleuve du président de la République, sur les GAFA notamment, qu'Emmanuel Macron veut taxer tout comme une dizaine d'autres membres de l'Union européenne. Qu'importe si la mesure ne fait pas consensus, le mot d'ordre depuis hier c'est d'avancer avec ceux qui le souhaitent.

La ministre a rappelé l'échec de "l'ancienne politique", celle de parvenir à convaincre l'ensemble des membres de la zone euro ou de l'Union européenne. Le résultat ? Le Brexit et une opposition forte de la Pologne sur de nombreux sujets. La Pologne où Nathalie Loiseau se rendra d'ici quelques jours pour continuer les discussions autour des travailleurs détachés.

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