Dominique de Villepin, ancien Premier ministre de Jacques Chirac, est l'invité de Léa Salamé à 7h50

Dominique de Villepin
Dominique de Villepin © Radio France / AA

Dominique de Villepin dit éprouver à la fois "un immense chagrin et une très grande reconnaissance" à l'égard de celui dont il fut le Premier ministre. "Je fais partie de cette génération politique qui doit tout à Jacques Chirac. Je ne serais jamais entré en politique si ce n’avait été avec lui, pour lui, à cause de lui". Il se souvient d'un homme "dépourvu d'arrogance et de tout artifice de communication". "Au fond, Jacques Chirac ressemblait un peu à tous les Français : râleur, un peu menteur, gouailleur, ripailleur… mais le cœur sur la main, attentif aux autres", déclare Dominique de Villepin.

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A-t-il réussi à percer le "mystère Chirac" ? Aux yeux de Dominique de Villepin, Jacques Chirac avait "une formidable capacité à encaisser"

C’était un homme qui cachait ses émotions, sa souffrance. Il ressentait extraordinairement vivement les choses. Il n’était ni indifférent à ce qui lui arrivait, ni à ce qui arrivait aux autres et à la France

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Interrogé sur la décision de Jacques Chirac de s'opposer à la guerre en Irak, Dominique de Villepin estime que l'ancien président de la République n'a pas hésité. "Cette décision était enracinée dans le sentiment que nous pouvions aller vers un choc des civilisations, que l’interventionnisme militaire déstabilisait les sociétés, et dans la très profonde connaissance du monde arabe. Envoyer des soldats, des armes, c’était prendre le risque d’une déstabilisation durable", souligne-t-il, avant de rappeler que Jacques Chirac est "le dernier président à avoir connu la guerre

Il savait que l’intervention des soldats en terres étrangères suscitait immédiatement des réactions. Il avait compris que l’islamisme radical était un mouvement de résistance à la mondialisation

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