La Russie est soupçonnée de cyberattaques contre la France pendant la campagne présidentielle. David Martinon, ambassadeur pour la cyberdiplomatie, est l'invité d'Alexandra Bensaid

Conférence des ambassadeurs à l'Elysée, Paris - 28 août 2014
Conférence des ambassadeurs à l'Elysée, Paris - 28 août 2014 © Maxppp / Christophe Petit Tesson

La Russie est soupçonnée de mener des cyberattaques contre la France pendant la campagne présidentielle. L'ambassadeur pour la cyberdiplomatie reconnait que désormais, "le monde entier est en cyberguerre (...) Pour le moment il n'y a pas eu de pertes humaines".

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David Martinon évoque notamment à l'infrastructure électrique ukrainienne il y a deux hivers : "Il n'y a pas eu de morts, mais l'Ukraine en hiver sans électricité, je ne sais pas ce que ça peut donner".

Malgré l'annonce du cyberpiratage subi par le site d'En Marche!, l'Agence Nationale pour la Sécurité des Systèmes d'Informations (ANSI), agence française de cybersécurité, n'a pas détecté d'autres intrusions dans des opérations électorales, selon David Martinon, qui rappelle la nécessité, pour les élus, de savoir utiliser des services de messageries cryptées.

Les attaques contre le Bundestag ont touché les comptes d'élus du parti démocrate, suivi de dévoilement de leur contenu sur le site Wikileaks, explique l'ambassadeur pour la cyberdiplomatie.

La Russie ne peut être directement accusée de ces cyberattaques, explique David Martinon. Quand un état lance une attaque, il utilise des proxys basé dans d'autres pays, ça prend beaucoup de temps, jusqu'à un an pour remonter jusqu'à l'ordinateur qui a lancé l'attaque, mais "ça ne dit pas qui a lancé l'attaque ni qui a donné l'ordre de lancer l'attaque", poursuit le diplomate.

C'est une nouvelle guerre froide avec des affrontements directs, Même les mieux préparés ne sont pas invulnérables

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