Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur, est l'invité de Léa Salamé à 7h50.

À quelques heures de l'hommage national réservé à Arnaud Beltrame, tué par Radouane Lakdim à Trèbes, près de Carcassonne vendredi, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a réagi pour la première fois dans un média sur cet acte terroriste.

Gérard Collomb qui a salué, tout d'abord, l'acte de courage, l'acte héroïque d'Arnaud Beltrame.

Interrogés sur d'éventuels dysfonctionnements dans la surveillance de Radouane Lakdim, le ministre de l'Intérieur a confirmé que le fiché S était considéré comme moins prioritaire, sa surveillance devait être revue à la baisse, même s'il serait demeuré fiché S.

Des fichés S qui sont près de 11 000 en France et ne bénéficient pas des mêmes niveaux de surveillance. Pour Gérard Collomb, il n'y avait pas de signe que Lakdim pouvait passer à l'acte, deux heures après avoir déposé sa petite sœur à l'école primaire, le matin même.

"On voit monter un antisémitisme fort"

Un autre drame est depuis quelques jours très évoqué dans l'actualité : celui de la mort d'une octogénaire juive, Mireille Knoll, victime, selon les éléments de l'enquête, d'un acte antisémite. Gérard Collomb a précisé les motivations des deux assassins présumés de la vieille dame.

Gérard Collomb qui, face au questionnement de l'acte en lui-même, reconnaît et déplore a montée d'un antisémitisme qu'il pensait disparu.

Mais le ministre de l'Intérieur tempère aussi : l'un des deux prévenus était déjà connu des services de police pour de nombreux "larcins". Renvoyant aux déclarations d'Emmanuel Macron sur l'exécution des peines franches, Gérard Collomb appelle à une justice plus ferme pour les récidivistes.

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