Annick Kayitesi-Jozan, victime du génocide rwandais et psychologue, est l'invitée de Léa Salamé à 7h50.

Annick Kayitesi-Jozan a survécu au génocide des Tutsis, en 1994, au Rwanda. Elle se bat contre la banalisation des crimes contre l'humanité. Cette psychologue a écrit son histoire dans un livre paru au Seuil : "Même Dieu ne veut pas s'en mêler".

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"En quelques minutes, tout le monde est mort", explique cette franco-rwandaise. Elle n'a que 14 ans quand elle voit toute sa famille disparaître et ses voisins devenir des tueurs.

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"Ma mère s'est fait tuer sous mes yeux. Elle est devenue un cafard". En quelques instants, la petite fille n'est plus ni la fille de sa mère ou la fille de son père, elle devient une rescapée.

Aujourd'hui, cette femme vit en France avec sa propre famille, son mari, ses deux enfants, mais en permanence, le souvenir de ce massacre la rattrape. "Dans le visage de mon petit garçon, j'ai vu aussi celui de mon petit frère tué à l'age de 9 ans", raconte Annick Kayitesi-Jozan.

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Elle reste marquée aussi par l'absence de ces corps, puisque les meurtriers ont pris soin de faire disparaître les cadavres, "Au Rwanda, ce qui nous différencie des animaux, c'est d’enterrer nos morts. " Jamais elle n'a pu retrouver le corps de sa mère qu'elle a longtemps cherché.

Mais elle a continué à vivre et à avancer malgré tout notamment grâce à des lectures et des rencontres. "J'ai compris que mon histoire est universelle. Le génocide est une plaie ouverte en moi et pour l'humanité".

La vidéo intégrale de l'interview :

  • Légende du visuel principal: Photos de victimes du génocide des Tutsis au Rwanda de 1994, affichées au Mémorial de Gisozi à Kigali le 5 avril 2004. © Reuters / Radu Sigheti
Les invités
  • Annick Kayitesirescapée du génocide rwandais, auteure de « Nous existons encore », ed. Michel Lafon.
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