Les photos des policiers demandant à une femme d'ôter son voile sur une plage de Nice ont créé la polémique. Le Président de la région Paca est l'invité de Léa Salamé.

Christian Estrosi
Christian Estrosi © Maxppp / Cyril Dodergny

"Le Général de Gaulle a reçu beaucoup d'attaques personnelles dans sa vie, mais ce qu'on retient c'est son oeuvre", déclare Christian Estrosi. Le premier adjoint au maire de Nice et président de la région Paca, l'invité de Léa Salamé ce lundi matin sur France Inter, a réagi à la phrase de François Fillon, qui s'est exclamé dimanche, lors de son meeting de rentrée : "Il ne sert à rien de parler d'autorité quand on n'est pas soi-même irréprochable. Qui imagine de Gaulle mis en examen ?".

Soutien de Nicolas Sarkozy dans la course à l'investiture chez Les Républicains, Christian Estrosi appelle "à une primaire respectueuse". "Et je pense que tous ceux qui ne s'inscrivent pas dans le cadre de cette primaire respectueuse seront lourdement sanctionnés".

"Nicolas Sarkozy est quelqu'un qui sait parler à tout le monde. C'est pour cela que je me retrouve parfaitement dans tout son programme", assure Christian Estrosi. "Qu'il soit totalement opposé au port du voile, qu'il faille légiférer sur ce point comme sur d'autres dans les comportements communautaristes, nous sommes en phase à 300%".

Sur la question d'une possible loi sur le burkini, mesure soutenue par Christian Estrosi, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve lui a opposé le fait que cette loi serait déclarée contraire à la Constitution. "Quand on répond à coups de constitution, c'est une lâcheté de la part du gouvernement", déclare Christian Estrosi, qui ajoute que "si nous avons été obligés de prendre des arrêtés anti-burkini, c'est parce que le gouvernement a abandonné les maires de France".

Enfin, un mois et demi après l'attentat de Nice, Christian Estrosi regrette "que le gouvernement ait choisi de polémiquer" dans le débat sur l'efficacité du dispositif de sécurité qui était déployé pour les festivités du 14 juillet dans sa ville. "J'attendais que le gouvernement vienne s'expliquer, il est venu affirmer des mensonges", a-t-il déclaré, assurant que le rapport de l'inspection générale de la police nationale allait dans le sens d'un dispositif insuffisant, contrairement à ce qu'a affirmé le ministère de l'Intérieur.

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