Le diplomate et envoyé spécial des Nations-Unies en Libye, Ghassan Salamé, dit "souffrir" de la "division très profonde" du conseil de sécurité de l'ONU, alors que, huit ans après la mort de Mouammar Kadhafi, la situation politique est très instable dans le pays.

"Je souffre aujourd’hui d’une division très profonde du conseil de sécurité de l’ONU, qui a empêché une résolution britannique de passer pour arrêter le feu" regrettait lundi matin sur France Inter Ghassan Salamé, envoyé spécial des Nations-Unies en Libye. Huit ans après la mort du dictateur Mouammar Kadhafi, le pays est divisé, séparé par deux forces qui s’opposent, un gouvernement officiel, à Tripoli, dirigé par le Premier ministre Fayez Sarraj, soutenu par la communauté internationale, attaqué par l’Armée nationale libyenne (ANL), du Général Haftar. 

Le diplomate assure avoir rencontré à Paris le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian qui lui a assuré "qu'il soutiendrait une tentative d'arrêter cette guerre". 

Ghassan Salamé a d'ailleurs commenté la position de la France qui, selon lui, "reconnaît le gouvernement Sarraj, maintient des relations avec lui mais elle n’est pas insensible à l’activité passée du général Haftar contre le terrorisme". 

  • Légende du visuel principal: Ghassan Salamé © AFP
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