"J'ai décidé de me dédier à un peuple aussi longtemps que c'était important", raconte la photographe brésilienne Claudia Andujar à France Inter, mercredi, à propos de son engagement aux côtés des Yanomami au Brésil. Une exposition est consacrée à ses clichés, à la Fondation Cartier pour l'art contemporain à Paris.

Rescapée de la Shoah, émigrée au Brésil, la photographe Claudia Andujar a livré sa vie à la défense des Yanomami, peuple indigène du Brésil. "Ça a changé ma vie. J'ai trouvé que ça valait la peine de rester travailler avec eux et de les défendre aussi longtemps que c'était nécessaire", témoigne-t-elle au micro de Léa Salamé, mercredi matin sur France Inter. 

"J'ai décidé de me dédier à un peuple aussi longtemps que c'était important", explique-t-elle. "Il y a 50 ans et encore aujourd'hui, il n'y a pas de vrai intérêt pour protéger un peuple comme les Yanomami. L'intérêt c'est d'exploiter leurs terres et pas de les connaître comme un peuple", regrette Claudia Andujar.  

"Ce sont des gens qui vivent dans la forêt, qui sont liés à la terre, ils nous enseignent que tous les êtres humains ont cette connaissance que nous devons respecter. Nous sommes au fond tous pareil", ajoute-t-elle. "Ils m'ont appris qu'ils sont des être humains comme tous les autres et qu'ils veulent pouvoir vivre comme ils le veulent et pas comme les autres qui voudraient les dominer".

📖 LIRE ►► Exposition Claudia Andujar à la Fondation Cartier du 30 janvier au 10 mai 2020

  • Légende du visuel principal: Claudia Andujar © Radio France / Céline Villegas
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