Grégory Doucet (maire de Lyon), Pierre Hurmic (maire de Bordeaux) et Jeanne Barseghian (maire de Strasbourg) sont les invités de Léa Salamé à 7h50.

Climat
Climat © AFP / Xeuhma

A l'issue du second tour des municipales, les Verts vont de succès en succès. A Lyon, ils ont même fait coup double : Bruno Bernard s'y est adjugé la métropole, siège du véritable pouvoir, et Grégory Doucet la ville, en battant Yann Cucherat, poulain du maire sortant Gérard Collomb.

"A Lyon la mobilisation pour le climat est fantastique, c’est surtout sur ce terreau là que s’est construit notre victoire.  La majorité des Lyonnais ont compris qu’il faut engager la ville dans la transition écologique. Ce sont nos concitoyens qui sont prêts. ils ont manifesté leur envie d’écologie. Elle est nationale. A nous de le transformer, de transformer nos villes. Ils veulent de l’action et que la transition soit réelle".

A Strasbourg, avoir une femme maire n'est pas inédit. Mais la candidate écologiste Jeanne Barseghian ravit la mairie jusqu'ici dans les mains du socialiste Roland Ries. Jusqu'alors peu connue du grand public, elle totalise 41,71% des voix, devançant le candidat LREM Alain Fontanel (34,96%), qui avait fait alliance avec LR.

Je proposerai l’état d’urgence climatique à Strasbourg pour que ça irrigue l’ensemble de nos politiques et décisions municipales.

"Nous sommes sortis des cadres dans notre manière de faire campagne, avec un appel à candidature ouvert, avec des gens qui n’avaient jamais fait de politique, c’est une aspiration au changement. 2022 ? Je ne suis pas dans ces considérations. Je suis convaincue c’est que ce qui se passe dans les villes va irriguer le territoire français. Ce rassemblement large et se renouvellement des pratiques va infuser même au niveau national." 

A Bordeaux, Pierre Hurmic a devancé le maire LR sortant Nicolas Florian, soutenu par LREM. Un petit séisme après 73 ans d'élections de maires de droite sur les rives de la Garonne.

Il y a une crise de la démocratie et de la représentation. 

"Les Bordelais me connaissent, je ne suis pas très facile, j’ai refusé beaucoup d’alliances politiques, je crois à l’écologie, faire entrer l’écologie par la grande porte dans nos villes, ce ne sera pas facile, il faut des hommes et femmes tenaces pour porter ses couleurs aux frontons de nos villes. Je suis très inquiet devant l'abstention et son importance. Cela doit interpeller tous les politiques. Nos concitoyens ne se sentent pas suffisamment concernés; il y a une crise de la démocratie et de la représentation. on a beaucoup insisté sur la démocratie locale, c’est un gros chantiers pour nous."

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