Le maire de Londres est à Paris pour mettre en garde l'Union européenne concernant les négociations sur le Brexit. Il est l'invité d'Alexandra Bensaid

Sadiq Khan au Parlement Européen à Bruxelles, 28 mars 2017
Sadiq Khan au Parlement Européen à Bruxelles, 28 mars 2017 © AFP / Emmanuel Dunand

Le maire de Londres est à Paris pour mettre en garde l'Union européenne concernant les négociations sur le Brexit. "Punir" le Royaume-Uni aurait des conséquences néfastes pour tous. Dans une interview enregistrée mardi soir, il explique à Alexandra Bensaid la volonté de Londres de rester "amie" avec l'Europe, Paris et Berlin en tête.

Sadiq Khan a d'ailleurs rappelé que Londres avait voté de façon significative en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne. Un vote qui diffère de la majorité britannique et que le maire de Londres dit comprendre et accepter.

"N'essayez pas de nous punir parce que nous allons tous y perdre"

Mais pour autant, ce "divorce à l'amiable" va bien avoir lieu et, si le maire de Londres rappelle que même en quittant l'UE, le Royaume-Uni "fait toujours partie de l'Europe", il explique aussi qu'il faudra "des années", selon plusieurs experts, avant qu'un nouvel accord puisse avoir lieu entre le Royaume-Uni et l'Union européenne. Sadiq Khan a d'ailleurs montré une vive inquiétude face aux dirigeants européens qui voudraient sanctionner le Brexit : "n'essayez pas de nous punir parce que nous allons tous y perdre".

Interrogé sur les conséquences financières du Brexit, Sadiq Khan a mis en garde les dirigeants européens qui espèrent voir les entreprises implantées dans la première place financière d'Europe, la City, se tourner vers d'autres capitales européennes. Il en est persuadé, un Brexit "dur" ne bénéficiera à personne en Europe, mais au contraire, seules des places financières comme celle de Singapour, par exemple, bénéficieront de retombées positives.

Enfin, le maire de Londres a réagi au nouveau référendum sur l'indépendance de l'Écosse, qui pourrait avoir lieu d'ici deux ans, affirmant que ce serait "une grosse erreur" pour la Grande Bretagne de se séparer de l'Écosse.

L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.